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Dimanche : piscine

Publié le par Ln y Oim


 




Comme nous devons partir en trek pour 4 jours demain, nous nous sommes octroyés une journée de détente... à la piscine dans des eaux thermales. 

C'était une piscine aux couleurs locales, avec à droite la dame du guichet. Je dis "locale" car ici, la couleur de l'eau importe peu, ce qui compte, ce sont ses vertues. L'eau est marron, mais alors, marron foncé !
Cependant, elle sort à plus de 80 degrés et notre bain dans une eau à 34 degrés fût agréable.















Sur la petite place au-dessus des bains, quelques femmes vendent de la nourriture qu'elles ont préparée dans des gamelles en aluminium entourées de tissus colorés.



 



 

 

 

Le menu, pour vous mettre en appétit du fond de votre chaise ou fauteuil...

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Laguna 69

Publié le par Ln y Oim

vu ? Non ! C'est une autre "porte" de vallée qui s'offre à nous ce jour-là.
RDV à 6h30 du matin pour un départ en taxi, à 4 cette fois. Nous partons en effet avec Maxime, en voyage pour un an en Amérique du Sud.
Durant les 2h30 de route pour nous amener au point de départ de la rando, nous écouterons un seul et unique CD, Indochine ! Si vous cherchez les paroles, demandez à l'un d'entre nous, on maîtrise.




Comme à l'habitude, on nous annonce un chemin des plus faciles, presque plat tout du long...





















Premier palier à près de 4400 m. Cette sorte de prairie d'altitude est probablement une ancienne lagune comblée avec le temps. Des vaches broutent et de petits aigles cherchent de la nourriture. Entre les touffes d'herbe, les lupins et les cailloux poussent de petits cactus dont on voit les fleurs et les fruits en dessous.
























Malgré l'altitude, la végétation reste relativement variée et abondante.
























C'est après environ 1000 m de dénivelé positif que nous arriverons ici... Presque plat qu'il disait !!!
La lagune 69 se situe à 4750 m d'altitude (nous gagnons chaque jour quelques dizaines ou centaines de mètres !). A chaque arrivée, c'est un vrai plaisir de découvrir quel bleu aura été choisi dans la palette ! Les mots manquent pour décrire les subtilités de couleur qui s'offrent à nous. Du jaune au bleu en passant par le vert.





Ici les vaches ont des poumons et des pattes d'enfer, nous les rencontrons à toutes les altitudes. Quand on connaît les chemins pour parvenir aux lagunes... on les respecte ces bestiaux. Je me demande ce que donneraient nos primholsteins à leur place.















Du bleu, du vert, du gris et du blanc.



Los cuatro del día



Une fainéante, elle est restée à 3700 m !
Elle aura trouvé refuge dans les restes d'habitat d'une communauté. Communauté qui quand on croise un de ces membres en montagne en profite pour vous racketter (le mot est juste) quelques soles. Ceci pour notre sécurité. Sinon, dans certains coins, il n'y a pas encore si lontemps, ils tiraient à vue ! C'est la solution trouvée par le gouvernement pour que les touristes ne soient plus taquinés...


Sur le chemin du retour, on découvre même des lagunes que nous n'avions pas vu en montant.

En dessous, ce mille-feuille est en fait l'écorce d'un arbre. On dirait du papier japonais.





























La laguna Llanganuco. Nous en reparlerons probablement bientôt puisque le départ de notre trek de Santa Cruz (4 jours) partira d'ici le 1er septembre.

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Huaraz

Publié le par Oim y Ln

Huaraz est notre camp de base, toutes nos balades partent d'ici car c'est un point central de la Cordillera Blanca. Nous y avons trouvé une guest house bon marché avec une belle vue sur les montagnes...



Dès que l'on sort des rues principales, la ville est, je pense typique : diverses petites boutiques spécialisées tenues par des indigènes en vêtements traditionnels, un marché aux bestiaux qui semble improvisé (cochons, moutons, poules, cochons d'inde, vaches...), un marché chinois (Foire-fouille du coin), des micro-restaurants de trottoir, des quincailleries de rues et toutes sortes de vendeurs de pleins de choses...





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Laguna Llaca

Publié le par Ln y Oim


Voilà encore une belle journée qui s'annonce... Nous partons en taxi pour une nouvelle quebrada (vallée creusée par un glacier) avec au fond, comme à chaque fois, une laguna. Comme les gens du coin le disent, toutes les quebradas sont différentes et c'est bien vrai, que ce soit en termes de couleur, en paysage ou en dimension.

Donc le taxi nous monte jusqu'au refuge avec nos VTT prévus pour une descente de 4h jusqu'à Huaraz. Mais avant la descente, nous allons faire un tour sur la Laguna Llaca. Il paraît qu'elle se trouve au niveau du glacier...

L'entrée dans la quebrada est spectaculaire, cela forme une vraie porte (photo ci-dessous).









Cette lagune est plus petite que celle de Churup et toute en longueur. En fait, nous nous trouvons sur des moraines de plus en plus récentes au fur et à mesure que nous remontons vers le glacier. La couleur de l'eau, un peu laiteuse et verte, et le granite blanc qui se transforme en sable rendent le paysage surprenant. Sommes-nous à la plage, à la mer où sur une planète inconnue ???


Tiens ! Qui est cette personne entre nous deux ? Un indice, elle a du mal parfois à parler la même langue que nous... surtout quand elle a la bouche pleine de chocolat !

Arrêtons les mystéres et faisons les présentations : c'est Cécile une copine des Hautes-Alpes qui est venue faire un peu de marche au Pérou avec nous avant de rejoindre l'Argentine.

"Bonjour Céciiiiiiile"






Moraines, lagune, moraines, plages de sable... nous approchons enfin de la glace. Tout semble animé autour de nous: eau, glace et cailloux tombent du glacier sans interruption. Ces bruits, pas toujours très rassurants, sont comme les cris du glacier qui se sent mourir.

On comprendra facilement pourquoi on l'appelle le glacier mort. Il ne reste en surface de la glace que les roches tombées des falaises alentour. A cause de leur couleur foncée, elles doivent accélérer le phénomène de fonte.

Soudain, juste derrière le glacier c'est un mini glissement de terrain qui lève un nuage de fumée... On a plus de 20 m de falaise instable de chaque côté, il est temps de partir.



















On en profite pour jeter un oeil sur tous les sommets qui nous entourent. La lagune se nichant déjà à 4500m, rien d'étonnant à ce que ces neiges soient à plus de 6000 m !

Les plantes sont des lupins violets et jaunes.





Midi, l'heure du thon, avocat (crémeux, savoureux, parfumé, à vous faire rêver !), pain et orange. Heureusement que le soir nous mangeons comme des rois dans un petit restaurant vraiment pas cher. Cela dit, la vue que nous nous offrons à chaque pique-nique est imprenable !












C'est le ventre plein que nous nous sommes lancés dans notre descente. Pas un chat, si ce ne sont des vaches, des ânes et des chevaux qui se promènent dans des prairies découpées par des petits ruisseaux qui serpentent l'herbe jaune.





















Les deux collines de chaque côté sont en fait les énormes moraines glacières déposées par le glacier lorsqu'ìl était au meilleur de sa forme plus de 6 km plus loin et 600 ou 700 plus bas !



 

 

 

 

 

Retour à la civilisation, des routes, de la poussière et des chiens qui courent après nos vélos. En chemin, nous avons croisé de nombreux indigènes qui descendent leurs petits troupeaux composés de vaches, de cochons, d'ânes et de moutons.

Contents de notre sortie, demain, nous décidons de partir découvrir une troisième lagune !

 

 

 

 

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Site de Chavin

Publié le par Ln y Oim

 
Excursion à Chavin en passant par la Laguna Conocacha.






  Terrain de foot à 4050 m d'altitude ! 

 





Patchwork local.

















 






C'est entre Huaraz et Chavin que nous croiserons le regard de ces mineurs. A la recherche du charbon, ils s'enfilent dans des trous pas plus larges que des "terriers". Ces galeries semblent se poursuivre sur des dizaines de mètres, parfois à l'horizontale, parfois à la verticale. Que ce soit chez nous où ailleurs, certains métiers semblent plus difficiles que d'autres. Je pense aussi pêcheurs de Huanchaco (Nous avons oublié de publier la page sur Huanchaco, je l'ai rajouté et on peut la voir en cliquant  ici).


 
Autre regard croisé au cours de cette journée. Pour une fois, ce lama, pourtant situé sur un site touristique, ne portera ni lunettes de soleil, ni couverture... Tout est tenté pour vendre la photo au côté d'un lama !

Le site archéologique de CHavin a donné son nom à la culture qui se développa entre 1500 et 300 av. J.-C.. CE site est un ancien lieu de culte. Les habitants de toute la vallée venaient chaque année faire des offrandes et sacrifices (parfois humains). L'ensemble du site est articulé autour de places, terrasses et souterrains.

 

 





 

El Castillo, principal temple du site de Chavin.

Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, ce site est l'un des sites précolombiens les plus anciennement connus et les plus célèbres.



















De très nombreuses galeries souterraines avaient été aménagées et utilisées à différentes fins: logements pour les prêtres qui habitaient sur le site, chambre d'accueil des chamans qui venaient quelques jours, salles renfermant les trésors...










 
Coucher de soleil sur le chemin du retour.


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Laguna Churup

Publié le par Ln y Oim






Un des conseils donnés en entrant dans le parc de Huascaran (parc classé au patrimoine mondial de l'humanité en 1985) :
" Ne tuez rien, si ce n'est le temps et les moustiques".

Nous, nous monterons derrière la barre noire, pied de la montagne blanche pour rejoindre la Laguna de Churup, l'une des centaines de lagunes que compte le parc. La plupart du temps, ce sont des lacs de glaciers retenus par des moraines.







850 m de dénivelé parcourus pour arriver... là...



Instant Seychelles.



Au-dessus du lac, les moraines du glacier forment un deuxième petit lac, le Churupita. Pour y aller c'est encore une heure de marche et comme on est là pour marcher...








Vue sur la laguna de Churup, depuis Churupita, la petite lagune située 100 m plus haut où seul Guillaume montera (je suis de mon côté restée à dormir 1 petite heure !)




Vu!


























C'est pour garder des forces pour ce passage de 60 à 70 m de dénivelé que je me suis octroyée une sieste là-haut... (pour vous donner une idée de la hauteur, regardez la rivière sur la photo de droite).






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Journée Afrique

Publié le par Ln y Oim

C'est au coeur de Huaraz, notre ville de résidence actuelle, que nous avons gagné une journée sur un autre continent !

Peu de choses à prévoir pour cela, rien de plus qu'un VTT et un taxi pour nous monter à Calla Punta, un des cols de la Cordillère Noire (La cordillère noire et la Cordillère blanche vivent ici face à face, la première ne dépassant pas 4200 ou 4300 m, la seconde, qui doit son nom
à ses neiges éternelles, est la cordillère tropicale la plus haute du monde, et compte plus de 27 sommets à plus de 6000 m parmi les 300 qui la constitue).




Nous avons donc commencé notre sortie par 1h de taxi, pour nous monter à 4200 m d'altitude. Pas folle la bête ! Ne rigolez pas, vous faites la même chose avec les télésièges de nos belles stations des Alpes !Cependant, une fois là-haut, il nous restait à nous enfiler les quelques 1200 m de dénivelé.

La fin fut un peu moins plaisante. La dernière heure oscillait entre éviter les trous, les chiens (qui se jettent à la poursuite de notre malheureux deux-roues), les eaux ruisselantes, les bus, la poussière de ces derniers, et le rêve d'une bonne douche chaude ( rêve rapidement satisfait).

Cependant la descente aura été superbe et nous aura transporté jusqu'au Mali.













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En direct

Publié le par Ln y Oim

Pacha in Huaraz.



Nous préparons notre trek dans la Cordillère Blanche du Pérou et éventuellement une ascencion d'un 5000 m (si l'on trouve une bonne agence, avec un bon guide, du bon matériel...). C'est donc autour de capucchinos et gâteaux que les grandes âmes se décident ! On anticipe la diète des jours à venir et récupérons notre retard de blog !



PS: Cécile on t'attend et on t'a réservé des surpriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiises !

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Chan Chan

Publié le par Ln y Oim

Alors, vrai ou faux ? Et bien vrai, mais ici, les chiens sont galeux...



Arrivés en bateaux sur l'actuelle côte nord du Pérou avec son armée, Tacaynamo est le premier gouverneur de la civilisation Chimú (plus ou moins 12ème au 15ème siècle).  où dix rois se sont succédés. Chacun y a construit son palais en pisé (terre crue compactée).

Le site s'étend sur 20km2, mais un seul palais est pour le moment réhabilité, celui dont les photos suivent.
L'ensemble souffre malheureusement du sel marin (le site est à 1km de la mer) et du vent, et semble donc fondre à vue d'oeil, alors qu'il est un des plus importants sites archéologiques de l'Amérique pré-colombienne.







































Entrelas de salles
du palais le plus récent du site.

























Détails d'un des murs du site : oiseaux marins.
Les Chimús ont 2 dieux, la Mer et la Lune, contrairement aux incas, pour qui ce sont la Terre et le Soleil.





Représentation d'un garde du tribunal de l'époque. Je me demande si cela n'a pas inspiré un certain dessinateur Belge.


















Trouver l'intrus : éh oui, ce (pauvre) chien au fond est bien vivant !

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Huanchaco

Publié le par Oim y Ln

 


Station balnéaire à la belle saison (c'est à dire pas maintenant) et petit port de pêche toute l'année. Ces bateaux en paille sont les mêmes que ceux que l'on trouve sur le lac Titicaca. En position verticale, ils sèchent. Ces embarcations prennent l'eau au fur et à mesure de la pêche. Ils ne peuvent rester en mer que 5 heures.

Nous devions rester 2 ou 3 jours sur place, mais le côté ville fantôme nous a rapidement fait fuir vers la Cordillère Blanche.

Cependant, la journée passée ici n'était pas sans intérêt.

Tout est fabriqué sur place : bateaux, filets, rame en bambou...

































Au retour des pêcheurs, tout le monde s'active. Toute la famille vient faire le tri de la pêche (poissons, crabes roses et violets) alors qu'une personne est chargée d'égoutter le bateau. Les filets sont ensuite réparés à l'arriére de la plage et certaines ventes commencent à se faire sur la plage même.




Petite vue sur la grande place de Trujillo.


Et dire que l'on nous empoisonne avec le contrôle technique !


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