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San Pedro de Atacama

Publié le par Ln y Oim

Bienvenue chez nous ! On a presque l'impression de vivre à San Pedro peu à peu. On s'est approprié LA rue principale (en photo ci-dessous). Dans San Pedro de Atacama (envrion 4600 habitants), on a désormais:
- notre mini-market (tous les prix y sont minimum 30 % moins chers qu'en centre-ville, pas négligeable vu les prix du pays)
- notre boucher (vous le verrez ci-dessous)
- notre magasin de location de vélos (H2O, que nous vous recommandons, notamment grâce aux très bonnes infos et à l'excellent service de Philippe, présent tous les matins)
- notre café : le café de H2O, qui fait de très bons chocolats chauds et une bonne tarte au chocolat
- un super hôtel comme déjà mentionné, le Vilacayo
- notre café internet, qui essaie systématiquement de nous gruger 200 pesos (à peine 50 centimes de dollar)

De mon côté (Guillaume), je commence à baragouiner en espagnol et hier à vouloir trop discuter, je me suis fait conseiller une bouteille de vin chilien dont le prix aurait dû me faire faire un autre choix. Mais à sympathiser avec les gens, on n'ose pas les vexer... et on profite de la cuisine pour cuisiner au vin.

 

La rue principale, hypra touristique mais qui conserve du charme : quasi piétonne, pleine de petits restaus et cafés, des maisons en terre, toujours vivante...

 

Voilà notre boucher, dont j 'ai oublié le nom, trop compliqué (son assistant, à droite, Luis ; bah oui ! c'est plus facile à retenir !). Bon, le boucher a la main un peu lourde, il a du mal à nous faire des entrecôtes ou steaks de moins de 300g ! Mais il est cool, nous propose les prix en pesos chiliens, dollars ou euros au choix (il semble suivre le cours au jour le jour !) et vend de la super viande dont nous maîtrisons la cuisson puisque nous sommes les maîtres du feu. Que c'est bon !


Lui, c'est le cuisto de la maison. Je vous le recommande aussi, plein d'idées et de bonnes idées ! Ce soir c'est lentilles au vin rouge et oignons accompagnés d'un steak sauce échalotes (en fait aussi à l'oignon) - crème - vin rouge (j'adore, j'adore, j'adore !) ; en dessert, batido de banana. Vous l'avez donc compris, ici, c'est notre cuisine (c'est comme à la maison presque !), que nous partageons avec des co-locs espagnols, français, anglais,...selon les soirées.

Un loupé commun : l'achat de poudre aux fruits (goût malabar) à la place de chocolat en poudre ! Merci Nesquik !


Jupiter, observé au télescope il y a quelques soirs. Super soirée astronomie réalisée avec
http://www.spaceobs.com (située Caracoles 166 dans San Pedro) que nous conseillons vraiment à quiconque passe dans le coin.
Jupiter n'est qu'un des nombreux éléments observés : nuages de Magellan, Andromède, nébuleuses, galaxies, amas d'étoiles, voie lactée parfaitement distinguée (dont on voit le coeur), étoiles-doubles rouges, jaunes et bleues... Que le ciel du sud est riche et beau par rapport à celui du nord.

 

L'église de San Pedro, qui rappellent les villages blancs andalous (agréable souvenir d'un bon we, chers ex-ERASMUS sévillans).

 

Le plancher brille, les bancs brillent, Jésus brille, ...ici tout brille. Nous croisons des hommes et femmes gants et balais à la main à longueur de journée, sur la place principale de la ville, dans notre hôtel... partout !  Le plafond est fait de "planches" de cactus.


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Salar d'Uyuni, J3

Publié le par Ln y Oim

 

"Il est 5h, Paris !" Eh  non, il est 6h30, nous venons de rouler une heure pour arriver sur le site de " Sol de mañana", où des marmites bouillonnent à plus de 80º C alors qu'il fait probablement -10º C dehors.


Entre temps, notre chauffeur a découvert la Carte Vitale pour dégivrer le pare-brise ; lorsque le véhicule gèle complètement de l'intérieur, mieux vaut gratter que plisser les yeux à travers un voile blanc... une révélation à voir ses yeux ! Ici, comme dans tous les pays en voie de développement, les gens subissent les difficultés de la vie aussi petites soient-elles... comme le givre ou la poussière sur les carreaux (c'est moi qui lui nettoie le pare-brise), et c'est vrai pour plein de petites choses qu'ils pourraient facilement résoudre plutôt que de les subir.

Les fumerolles se voient de loin, mais le plus impressionnant reste probablement le bruit de certaines d'entre elles, qui, telle une cocotte-minute, laissent échapper de la vapeur d'eau toute la journée avec une puissance impressionnante. Les fumerolles atteignent de 10 à 50 mètres en fonction de la pression.



Sur environ 2 km carré, à 4850 m d'altitude, les geysers sont la manifestation de l'activité volcanique permanente de cette partie du monde.



Et voici l'intérieur d'une marmitte. A chaque instant, de grosses bulles laissent échapper du gaz. Chacune se perd dans l'atmosphère au moment venu. Rien n'est prévisible. L'activité du lieu est permanente et évite donc trop de surprise. Cependant, nous voyons des traces de boue à plusieurs mètres à la ronde, laissant imaginer la puissance que quelques jets eurent un beau matin. L'incertitude impose donc de ne pas s'approcher trop près, comme de nombreux panneaux l'indiquent. 





Les explosions de bulles s'enchaînent de toute part sous le soleil levé depuis peu. Nos yeux tentent de suivre les ballets de chaque marmitte, ce qui s'avère très difficile vue l'activité. Nous y restons un moment comme devant des vagues, elles sont toujours différentes.

 

 


On voit ici nettement la croûte terrestre ouverte pour laisser échapper ses vapeurs d'eau et de gaz. D'après les traces aux alentours, les projections d'eau doivent être fréquentes.


Un courant d'air chaud et une forte odeur de souffre survolent l'ensemble des marmittes, mes instincts de géologue resurgissent.



La palette de couleurs est vaste : rouge, jaune, orange, vert, blanc, gris... les mélanges sont nombreux, pour le plaisir des yeux ! Cela pourraît être une palette de couleurs d'aquarelliste.


Que c'est bon ! C'est les mains et les orteils congelés que nous nous glisserons (impossible de plonger vu le choc thermique) dans ces eaux thermales à quelques minutes des geysers. Il est 7h du matin, le sol est gelé (mes pieds pourraient vous le dire, ils se sont collés à la terre le temps de 3 photos !), il fait terriblement froid, et pourtant c'est terriblement bon ! C'est délicieux, excellent, exquis... tel un plat qui a chaque bouchée vous séduit, nous savourerons chacune des minutes dans ces eaux.

Alors que dans l'article sur le Lac Titicaca je vous disais que le maillot de bain avait coulé au fond du sac, le voici ressorti avec bonheur, à plus de 4000 m d'altitude. Les minutes suivantes seront tout aussi douces : petit déjeuner au chaud avec pancakes à volonté !

 

 

 

UyuniIMG 0203

 


Nous sommes toujours en Bolivie, et pourtant ces paysages me rappellent fort la Vallée de la Mort, et plus précisément Artist Drive (la palette des artistes, une boucle de 15 km à sens unique).
Les couleurs déposées sur les roches volcaniques par les pigments minéraux donnent des couleurs jaunes, rouges, vertes…  qui laissent nos yeux grands ouverts.

 

 

Untitled-1m

 

 

 

 

Parmi les nombreuses lagunes que nous verrons tout au long de ce tour, la Laguna Verde. Cernée d'un bord de mousse telle l'écume de la mer, sa couleur vert émeraude illumine les lieux et impressionne en arrivant par au-dessus, offrant une vue complète que nous ne pouvons malheureusement pas vous offrir, nos appareils photos n'ayant pas un champ d'ouverture aussi grand que nos yeux.

En arrière-plan, le Licancabur, volcan inactif qui culmine à 5916 m d'altitude , et renferme une lagune à son sommet
(où Nicolas a tenté une plongée). Nous avons actuellement une superbe vue sur ce volcan, depuis San Pedro de Atacama, au Chili. Le sommet du volcan fait en effet office de frontière entre la Bolivie et le Chili.

 

 

Uyuni 0481


Première vue chilienne...Poste de frontière, dans le désert. Nous y observerons comme jamais je ne l'ai fait deux jeunes renards en quête de nourriture.

Juste à proximité, un vieux bus rouillé recyclé en baños qui était probablement déjà là lors de ton passage Fabrice.






Bienvenue au Chili !!!




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Salar d'Uyuni, J2

Publié le par Ln y Oim


Une fois tout le monde réveillé, nous remontons à bord de notre 4 roues. Au bout d'une heure, notre chauffeur nous largue dans un village pour aller à la recherche de l'autre 4x4, disparu (à l'origine, nous sommes descendus quelques minutes du 4x4, pour voir le cimetière de la photo ci-dessous. C'est par un signe de main de notre chauffeur au volant de notre 4x4 en mouvement, que nous avons compris qu'il partait, comme à l'habitude, chercher nos co-locs de voyage). Il est 9h. A 9h20 le second 4x4 réapparaît, et nous explique s'être arrêté pour une panne. Ne voyant toujours pas notre 4x4 de retour, le second repart à 9h45 à la recherche du premier.

Ce sont nos 4+ 4 (vue la vitesse où nous avançons) qui devraient se trouver sous l'une ces croix...




 

Nous nous retrouvons donc à 12 bons touristes, gentiment largués dans le village de San Juan au milieu de nulle part, attendant nos véhicules. Deux femmes du village, installées à nos côtés, trouvent assez surprenant ce largage et la disparition des véhicules. Cependant, elles nous rassurent en nous disant que c'est une bonne chose que nos chauffeurs n'étaient pas bourrés ce matin, chose fréquente sur ce site. Et bien voilà un bon point !

Nous en profitons donc pour faire un saut à l'école primaire; nous ne perturbons pas la classe si ce n'est quelques garçons, préférant poser que travailler...

Vers 11h, c'est le retour des deux véhicules et... notre chauffeur nous annonce le deuxième frein avant cassé ! Mais y en a-t-il besoin, me direz-vous ! Bueno, todo perfecto, vamos ! De toute façon, tant qu'il y a le frein moteur, on freine. Nous repartons donc pour 1h ou 1h 30 sans pause. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un classique du tour, nos deux chauffeurs la tête dans le moteur, ils démontent, dévissent, enlèvent, percent, ligaturent, bref, triturent le moteur dans tous les sens pour avoir comme résultat un geyser d'essence qui sort du véhicule blanc !



Pendant ce temps, nous en profitons pour faire quelques photos... nous qui nous plaignons toujours que ce genre de tour va trop vite !


 

 

Autour de nous, ce sont des volcans, de toutes les couleurs, qui malheureusement ne ressortent pas sur les photos. A droite, le volcan actif Ollague avec un peu d'activité comme en témoigne la fumerole.

C'est mon premier volcan en activité (Guillaume), dommage que nous ne puissions pas le voir de plus près.

 

 

 

 

 

 

 

 

 









Autre grand classique de ce tour, notre chauffeur fait le guêt pour essayer de retrouver l'autre 4x4 tombé en panne. Vous imaginez qu'on voit loin dans ce genre de coin... Remarquez la tenue de notre garagiste, euh, de notre guide... Pause photos, nous ne les comptons plus.

Comme vous le voyez, nos chauffeurs ne sont pas à court d'idées... ce sont des champions olympiques de la panne ! Au-dessus, c'est un changement de tête de delco (disons plutôt une inversion d'un 4x4 à l'autre).



 

Nous arrivons sur la première lagune, la Lagune Cañapa. Nous sommes tous subjugués par les couleurs et la dimension du site. De nombreux flamants roses côtoyent des vicuñas (sorte de lamas à laine de luxe, 450 euros le kilo sur le marché actuel ! ) sur le bord de la lagune.

En dessous, une vue de flamants que nous pourrons bien approcher sur la Laguna Hedionda (Cécile aura tellement voulu les approcher, qu'elle aura plonger les deux chaussures Gore-Tex dans la lagune ! Que du bonheur !). En ce qui concerne les autres lagunes, nous ne nous y arrêterons pas... 4h de retard, il faut y aller ! Nos 4x4, puissants comme une fiat uno, ne peuvent monter les côtes qu'en première ou seconde... quand je parle de pentes, c'est au moins du 5 % (mais au fait, ce n'est pas fait pour ça un 4x4, se serait-on fait avoir ?)

Nous verrons rapidement deux autres lagunes, elles sont toutes uniques de par leur taille, leur forme, leur couleur... magique !



 


Photo traditionnelle de "l'arbol de piedra"... mais nous, c'est plus original car nous l'avons vu à la nuit tombante. Nous profitons donc des dernières lueurs et des derniers degrés au-dessus de zéro pour faire un rapide petit tour dans cette forêt de pierres. Nous aurions aimé y passer plus de temps, mais il faut repartir... et c'est à vive allure que nous quittons ce site vers notre hôtel... et oui, au bout d'un moment cela descend !


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Salar d'Uyuni, J1

Publié le par Oim y Ln


 

Après une nuit sur une route chaotique, nous arrivons à Uyuni, ville qui borde le salar ; il y fait très froid (surtout quand on arrive à 6h du matin, que les hôtels sont fermés, que les bars sont fermés, et que les seules maisons qui vous accueillent sont les agences qui veulent vous vendre un tour dans le salar... les tarifs sont très élevés pour tout (logement, nourriture et tour). Nous avons réussi à bien négocier le seul bon hôtel du coin avec une douche chaude (une douche froide ici signifie pas de douche vu la température de la cabine) à un prix très correct (Mosoj Hostel).

 





Le cimetière des trains est inattendu dans cette zone du monde. Au milieu de rien, une centaine de locomotives et wagons du siècle dernier sont lentement rongés par le sable, le vent et le sel. C'est comme des gamins que nous avons couru dans tous les sens, que nous nous sommes mis à la place des cheminots dans les locos rouillées de cet espèce de parking pour trains fantômes.



Là, c'est le début d'une grande aventure ! Le début est assez rapide, il faut l'avouer. A deux minutes de la sortie d'Uyuni, nous nous rendons compte qu'un 4x4 est en panne juste derrière nous : problème d'arrivée d'essence. Ce cher véhicule est en fait notre co-4x4 ; nous voyagerons à deux véhicules pendant trois jours (nous ne le savions pas). Le but, que nous n'avions pas encore compris à ce moment, était d'utiliser un véhicule pour réparer l'autre... On découpe les tuyaux de l'un pour compléter le bout manquant de l'autre, on démarre le premier à l'aide du second...

Arrivée au cimetière des trains, à 20 minutes de la ville, on regonfle un des pneus, en phase de décroissance depuis le départ.

Une heure plus tard, notre 4x4 s'arrête net suite à un gros crac et l'affaissement de l'avant gauche ! Tout le monde descend, va voir à l'avant de la bête, regarde notre chauffeur-mécanicien se pencher sous le véhicule, démonter la roue avant... il a visiblement cerné le souci. Un frein a lâché. Les deux chauffeurs démontent tout, récupèrent les mâchoires cassées du frein, les balancent sur le sable (nous les remettons dans la voiture), et.... vamos ! Todo perfecto ! tout le monde remonte et c'est reparti.

Bref bref, nous commençons à saisir que chaque kilomètre effectué est un kilomètre gagné ! Tant qu'on avance, on ne recule pas ! Allez, 200 km de fait, il n'en reste plus que 800 !



Incapable de vous dire si cette photo a lieu au J1 ou au J2, tellement on a vu ces bouteilles. Chacune enferme des milliers de petits éléments qui n'ont pas un seul rôle mais de multiples utilisations. Bref bref, reprenons car ce n'était que le début de notre tour "stage de mécanique" avec l'agence San Juan (à éviter à tout prix !).









Village de Colchani, lieu d'extraction du sel. Ils ont entre 8 et 12 ans et transvasent des pelles de sel dans un camion sous un soleil plombant et sous l'oeil du chef, debout dans le camion et l'oreille à son téléphone mobile, à l'heure où d'autres sont à l'école. Il suffit de quelques pas dans ce village pour se téléporter au farwest où les chevaux ont été remplacés par de vieux Ford rouillés. Il ne manque que les bottes de paille qui roulent au vent (le sel empêche toute végétation de pousser).










Eh oui, nous aussi nous nous sommes amusés à réaliser quelques jeux dans le salar ! Un peu de sel du salar dans du maté de coca cuit au soleil et vous parvenez à miniaturiser vos amis. J'aurais dû miniaturiser nos chauffeurs...










Quel bonheur de s'éloigner de la foule (qui reste amassée en groupe) des tours pour se retrouver seuls et entendre le bruit du silence de ce monde de sel. Cela craque, cela crisse... cela cristalise, c'est fou.

A droite, le sel cristallise en surface en petits cubes parfait. Quand le poids de ce cristal est trop important, le grain coule et s'entasse au fond de la flaque avec les autres. C'est ainsi que se forme le salar.

Sur la gauche de la photo, la cristalisation prend la forme d'une fleur. Je pense qu'en filmant en accéléré, on pourrait voir les cristaux pousser.













Rien qu'à les regarder, ils impressionnent, mais alors en les touchant, c'est pire. Une aiguille calme net. 20 cm de long, de quoi transperser mes 2 polaires et mon tee-shirt à manches longues (j'ai fait le test pour vous !), la bête a une grande capacité à vous refroidir.



Ce n'est que la dizième panne... "pas de panique" comme dit la chanson de Hop, il a eu peur.

Le vrai problème est que le nombre de pannes ajouté à l'extrême lenteur de nos véhicules nous font prendre un retard énorme... nous arrivons tard et n'avons que peu de temps pour nous promener. Mais,
arrivés à l'hôtel, tout le monde il est beau, tout le monde il est content. Nous allons vite profiter du temps qu'il nous reste avant le coucher de soleil.

Balade souterraine puis dans les cactus, toujours présents où nous croiserons des viscachas, espèce de petit kangourou croisé avec un écureuil.



 



L'aventure commence, nous entrons dans une caverne... puis après quelques passages qui nous obligent à ramper, les yeux d'Hélène en disent long sur notre émerveillement. C'était dingue, une carverne de dentelles, des fils de pierre qui seraient des algues calcifiées. Nous comprenons vite pourquoi cette grotte est baptisée "la gruta de las Galaxias". Nous sommes dans un autre monde. De plus, ces roches sonnent quand nous les frappons, c'est féérique.

Au-dessus, des constructions de type stromatolitique indiquent l'un des niveaux de cette ancienne mer intérieure. Ils sont appelés ici "Arboles de piedra".


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Lac Titicaca

Publié le par Ln et Oim


Bienvenue en Bolivie !

Nous franchissons la frontière par les abords du lac Titicaca. Après 1 journée à Copacabana (village-ville qui a donné le nom à la célèbre plage brésilienne), nous filons sur Isla del Sol, à 1h30 ou 2h de bateau à moteur. 75 chevaux pour mener 30 personnes sur l'île ! Rien de grave, on a le temps !
Nous voulons traverser l'ïle du sud au nord, 3h de marche environ.




Les couleurs naturelles de l'île sont terribles, grès allant du rouge au blanc, marnes calcaires passant de l'acajou à l'ocre (bardées de rides de vagues fossiles), quelques plantes rases grillées par le soleil et de rares arbres immenses et verts, le tout sur un fond de mer bleu marine sur lequel des pêcheurs prennent le large vers 17h à bord de petites embarcations plantées d'une voile égyptienne (du moins comme je les imagine en Egypte).





Nous croiserons de nombreux enfants sortant de l'école (vers 13h), tous équipés de leur chapeau bleu (avec leur initiale inscrite dessus) et de leur uniforme. Ici, ce sont deux petits de 4 ou 5 ans, venus nous voir avec 2 autres copains du même âge. La plage est plus ou moins leur cour d'école et la classe offre à priori une vue sur lac. 


Et voilà l'homme qui nous mènera paisiblement à notre repas pour 14h et non 15h30 ! Le hasard d`une rencontre de quatre français nous parlant de pêcheurs qui peuvent faire faire quelques traversées en bateau, nous emmènra voir cet homme installé sur la plage où nous avons rencontré les enfants en photo ci-dessus. Nous partons donc pour une petite heure de traversée, à bord d'une grosse barque fabriquée par Victor, notre capitaine. Souriant, sympathique, drôle, intéressant, une heure de plaisir aux côtés de cet homme.

Nous aurons une pensée pour lui le lendemain matin, car la paix qui règne sur cette île aura au cours de la nuit été bouleversée par une une tempête ponctuée de grains orageux. Eh oui, nous aurons de la pluie durant la nuit et jusque 8h du matin contre toute attente. Aux dires des gens du coins, cela n'arrive qu'en janvier et février.

Tout en ramant et dirigeant son bateau, Victor nous raconte "la pêche", son métier, la vie sur l'île et il est captivant. Un vrai bonheur. Imaginez-le... Sa soirée débute vers 17h, il quitte la baie de Challapampa et va poser ses lignes jusqu'environ 19h à quelques kilomètres des côtes. Il fait nuit et le froid, mordant, tombe avec le soleil (le lac se trouve à 3820 m d'altitude). Sous une couverture, il se couche à son tour sur sa petite embarcation qu'il bâche pour garder un peu de sa chaleur coporelle. Et cette nuit là, en même temps que les poissons mordent, la tempête se lève, les ondées s'enchaînent et le lac se démonte comme un océan. Le bateau de Victor semble si petit. Vers 6h du matin, il  commencera à remonter ses lignes et il sera de retour au port, deux heures plus tard, avec quelques kilos de poissons, son sourire au beau fixe.


Et voilà le bateau de l'aventure !



En pause... On a beau être à  la plage, difficile de se séparer de son bonnet ! Sans doute un des éléments les plus précieux de notre voyage ! A cette altitude, on a déjà moins envie de sortir le bikini... quoique, vous verrez bientôt !
Pour le coup, ce sont les vaches et les cochons qui profitent de la plage ici, pour venir s'abreuver dans l'eau douce du lac.




Ces demoiselles, natives de l'île, ne semblent pas plus que nous se lasser de la vue sur le lac. Le village de Challapampa au nord est une petite communauté. On y compte une cinquantaine de familles qui vivent sur place de la pêche et du tourisme. Beaucoup ne se préoccupent pas de nous, mais ils restent curieux de l'échange. Mais à leur visage, on sent que la vie y est plus belle que dans bien d'autres coins du Pérou ou de la Bolivie.

L'un des rares grands arbres de l'île dont nous avons parlé au début, du moins celui qui nous aura marqué. Un eucalyptus de près de 25 m aux abords de l'école qui se trouve derrière nous. Impossible de le prendre en entier.







Vue sur la communauté du nord. Deux communautés cohabitent, une à chaque extrémité du lac. Les deux font depuis peu payer l'accès sur leurs terres... Ce village n'est pas que très peu touristique. Nous y avons trouvé un petit restaurant local, à priori tenu par la soeur du propriétaire de notre hôtel (Pas fou, c'est lui qui nous y a envoyés ! ). Après nous être enfilés la moitié du délicieux gâteau à l'orange de la restauratrice, nous sommes montés une heure lire sur un des sommets dominants la ville. Un grand plaisir que cette douce matinée, au soleil,  permettant d'observer l'activité locale sans être observés. Que du bonheur !










Nous croiserons un nombre conséquent de femmes faisant la lessive.

A défaut d'une bassine, elles installent une bâche entre des cailloux, pour réaliser une "sorte" de bassine. Elles se gèlent les mains pendant un bon bout de temps pour frotter les vêtements.
Certaines se cachent à la vue de notre appareil.

Pas si simple la lessive ici !
















Plaisir d'enfant, sur I'île, qui refait vivre un vieux jeu aujourd'hui disparu de nos pays "civilisés".


Maisons ou publicité ?



Qu'est-ce donc, vous demandez-vous ? Eh bien, c'est notre bus qui fait une croisière sur le Lac Titicaca pour rejoindre La Paz.


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Copacabana

Publié le par Oim



Après une dizaine d'heures de car, nous entrons en Bolivie par la ville de Copacabana, située sur les bords du Lac Titicaca. Nous ne voyons pas trop de différences avec le Pérou si ce n'est que la vie y est moins chère. Par contre ce lac donne une ambiance maritime à cette ville pourtant perchée à 3820 m d'altitude.






















La ville ne vit que par le tourisme et une certaine activité économique permet une bonne ambiance. C'est animé et très coloré malgré la morte saison. Cependant, la ville est petite et n'offre pas grand chose, nous la quitterons donc rapidement après notre balade sur la Isla del Sol.









Voilà le côté "mer" du lac Titicaca, eau bleue translucide, mouettes qui piaillent, vaguelettes,  algues vertes, petits bateaux à voile peints de toutes les couleurs et sable blanc.

C'est très calme ! et cela fait du bien.

C'est de l'un de ces pontons que nous rejoindrons Isla del Sol le lendemain.








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Retour à Cuzco

Publié le par Oim



Cuzco est une ville dont le nom pourrait faire rêver, mais ce n'est pas une ville de rêves. Belle mais sans plus, Cuzco reste très touristique sans ce petit côté agréable qu'un voyageur en quête de repos pourrait souhaiter (pas si mal à mon goût, voire agréable. Signé : Hélène).

Cela dit nous y avons trouvé un café qui fait de vrais cafés et des pâtisseries dignes de chez nous. Entre deux treks, cela fait du bien.






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The Machu Picchu

Publié le par Oim



Que la vue est belle, lorsque le Machu Picchu (qui signifie "Vielle Montagne") ne s'offre qu'à nous... enfin les cinq premières minutes où nous entrons après une heure de montée à pied à la frontale (500 m de dénivelé tout de même) et une heure d'attente pour l'ouverture. La montée au Wayana Picchu ("Jeune Montagne"), réservée aux 400 premières personnes, s'avère être décevante tant par la vue qu'elle offre que par le monde qui s'y trouve. Je redescends seul, car monté seul, Hélène étant "malade du ventre", sans force... (Hélène : je suis même allée voir le médecin du Machu Picchu. Non non, un vrai médecin, pas un chaman) elle aura dormi presque toute la journée.

Le site est surtout exceptionnel par sa situation, mais il ne vaut pas
, de notre point de vue,
Ankor en Asie !
























Outre les ruines qui par leur restauration donnent une bonne image de ce que pouvait être cette cité inca (l'inca était roi des quechuas), nous avons observé dans de bonnes conditions certains des habitants actuels de ce site.



















Des marches, nous en aurons monté et descendu des milliers, il n'y a que cela depuis Aguas Calientes (ville de d
épart pour la visite) heureusement pas toujours dans ces conditions de vide extrême sur l'un des flans du Wayana Picchu. J'aurais été en parapente que je n'aurais pas eu une meilleure vue.





Voici la vue depuis la Montagne Machu Picchu (plus de 3000 m). L'ascension n'est pas de tout repos, surtout quand on fait la montée et la descente en 1h (pour être sûr que ma patiente va bien), mais la balade est superbe et bien mieux que celle du Wayana Pichu pourtant si convoitée. En plus, il n'y a personne et je me retrouve seul au sommet avec une vue sur les montagnes et glaciers en arrière plan.






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Trek de 8 jours, suite

Publié le par Ln et Oim

Etape 5 : campement de Yamana 3600 m - col à 4700 m - campement à 2955 m - détour par les sources chaudes 2885 m.

Topo, carte et vidéo

 

Que c'est bon, que c'est bon ! Une montée qui semble du faux plat, que c'est bon !
Au réveil, à 6h du matin, quelques gouttes tombent... Les nuages se dissipent finalement peu à peu, laissant place à de doux rayons de soleil qui nous réchauffent rapidement.
Nous croiserons beaucoup d'enfants en route pour l'école durant notre première heure de marche. Chacun vient une bûche de bois à la main, pour alimenter le poêle de la classe.

 

Notre chemin doit nous mener  au fond de cette vallée. Nous avons à vu d'oeil le col... Cependant, il est parfois bon de ne pas savoir ce qu'il nous reste à faire dans la journée !



Eux aussi apprécient la montée, moins raide que d'habitude et ponctuée de pause "herbe douce sous un doux rayon".

 

Ces animaux ont bien du courage car il n´ont pas la vie facile dans ces montagnes.






La  longue discussion que nous a permis la douce montée du début de matinée avec Cécile sera stoppée par cette montée qui nous mène au col à 4750 m d'altitude.



 Langue glaciaire qui vient presque lécher notre chemin.



 Arrivée de Cécile au col, dans les nuages. Il fait frais, froid même, mais les nuages se dissiperont quelques minutes pour nous laisser profiter d'une pause.










Même pas fatiguée à 4750 m ! (Je l'ai préparée cette tête), juste un peu rouge... 30 min de  montée au soleil sans crème, et voilà le résultat. A cette altitude, l'oubli de crème est assez radical.

Et voilà l'équipe au complet au col. Tout le monde il est beau, tout le monde il est content ! Eh oui ! C'est l'ultime col du trek, ça fait plaisir !



Une habitante, croisée à plus de 4000 m d'altitude.



La cuisine est généralement préparée au feu de bois dans toutes les zones reculées du pays, comme ici, à Totora. Toute la famille contribue donc à la corvée de bois.
Nous devions nous arrêter dans ce village, mais la majorité du groupe décide 2h de marche en plus pour aller profiter d'eaux thermales. La chaleur de ce bain nocturne offrira une excellente nuit à tout le monde, excepté Guillaume, malade 24h. 




Etape 6 : campement inconnu à 2955 m - col à 4700 m - même pas de col - Santa Teresa,  1600 m


La journee s'avère être une balade à travers de la forêt tropicale. Nous sommes sur un chemin tranquille sur les hauteurs d'un fleuve, chemin qui s'amincit parfois... à mon plus grand déplaisir ! Mais tant que les mules passent avec leur chargement, on passe.



Santa Teresa, ville d'arrivée de tous les treks en direction du Machupicchu. Nous y passerons une nuit, dans un camping municipal accueillant une cinquantaine de personnes en fin de trek. Aucun intérêt donc, si ce n'est trouvé des fruits frais, absents depuis plusieurs jours.



Marchande de viande


Pour Jason (collègue anglais du trek), c'était  "une scierie".
Pour Manuel (collègue suisse du trek), c'était "un train".
Pour Guillaume et moi, déjà expérimentés par la cousine asiatique, "probablement des cigales".
Et oui ! Voilà la bête qui produit un bruit incroyable, à longueur de journée entière à Santa Teresa. Difficile d'imaginer la puissance de ce son, tant que l'on n'a pas entendu.




Et regardez bien ce qui traîne dans les mains de cette peluche de 25 cm de haut... une cigale !



Etape 7 : Santa Teresa - station hydroelectrique - Aguas CAlientes 2000 m.
































Sur ce pont Hélène est encore à peu près valide, mais sur la droite, on commence à voir les premiers symptomes d'un microbe qui l'achèvera le lendemain. Nous débutons la journée par 20 min de minibus, puis 2 à 3h de marche sur une voie ferrée pour rejoindre Aguas Calientes. Nous faisons en fait le tour du Machu Picchu que l'on aperçoit par moment au-dessus de notre tête.

Voici la gare locale d'où nous sommes partis pour rejoindre Aguas Calientes, probablement pas aux normes européennes...





Et c'est ainsi que sommes arrivés à destination en suivant les rails... jusqu'au centre ville. C'est un peu curieux comme façon d'entrer dans une ville.
Mais le problème de cette ville n'est pas cette gare, c'est qu'elle est infestée de
6h du matin jusque 18h par des petites mouches piquantes qui laissent des boutons rouges horribles tant ils démangent.

Aguas Calientes sera notre point de départ pour la visite du Machu Picchu et la fin de notre trek de plus de 130 km... au bas mot !




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Trek de Cachora au Machu Picchu

Publié le par Oim

Etape 1 : Cachora - Col à 2850 m - campement à 1600 m.

Topo, carte et vidéo

Nous sommes arrivés à Cachora le matin vers
10h pour retrouver le muletier qui d'ailleurs n'avait pas été réservé par l'agence et le cuisinier avait de son côté oublié une part de son matériel dans le bus... bilan 2 à 3h de retard et arrivée nocturne sur le site de campement.

Mais bon, la balade était belle.

Tous ces animaux sont en fait le garde-manger : des poulets, des lapins et des cuyes (prononcés couille) qui sont des cochons d'Inde.




























 Au-dessus, l'équipe de départ, avec de gauche à droite : Jason (anglais), Hélène, Olger (guide), Cécile, Manuel (suisse) et Guillaume.

A Cachora, il n'y a rien si ce n'est une place avec un bel arbre juste devant l'école et le magasin du village.














Etape 2 : campement à 1600 m - passage du rio 1350 m - campement 2850 m.

 

 

Passage du premier Rio avant d'entamer une montée de 1500 m de dénivelé avec une pente bien raide du début à la fin. Ce rio qui nous paraissait petit vu d'en haut s'avère être une sacrée rivière. La montée est vraiment difficile et il fait très chaud, l'arrivée au campement est un régal ! Herbe rase, beau panorama, soleil... on se repose tout le reste de l'après-midi...














Etape 3 : campement 2850 m - site de Choquequirao 3000 m - col 3200 m - deuxième passage de canyon 2000 m - campement 2950 m.





Grosse journée de marche en perspective... Heureusement, nous commençons par visiter le site archéologique de Choquequirao où nous sommes les seuls ! Le site est très beau et la visite "fleurie" par les explications parfois fumeuses de notre guide qui semble avoir rêvé certaines de ses explications la nuit précédente.
Seulement 30 % du site a été fouillé, il promet donc encore de belles découvertes.

La descente aura été terrible... de la poussière, ce qu'il y a de plus fin sur 10 cm d'épaisseur, elle s'envole au moindre mouvement et rentre partout. De plus, il fait toujours aussi chaud, mon épaule se redéboîte et surtout cette descente semble sans fin. Arrivée au rio, tout le monde est mort et pense aux 900 m à se remonter. Entre les deux, le repas.



Etape 4 : campement 2950 m - col à 4180 m - camping à Yamana 3600 m.





Les paysages de cette journée ont été fabuleux... Le sentier traverse une première zone très escarpée et buissonnante pour remonter tranquillement vers de la forêt humide. Puis entre 3000 et 3600 m la forêt laisse place à une sorte de prairie alpine.

En chemin, nous passons devant d'anciennes mines de cobalt où nous collectons quelques échantillons.
Au niveau du col, la vue est vertigineuse (1200 m de gaz à la verticale) et le chemin se poursuit par une petite corniche à flanc de falaise et blanche de salpêtre qui n'est pas du goût de tous.


















 



















Le campement à Yamana est vraiment super et l'accueil de la communauté imnpeccable.  Ce dindon nous aura bien fait rire par son comportement, il passait du bleu-blanc au rouge écarlate en fonction de son humeur. Après un épisode de douche sommaire (dans le torrent du village), nous nous retrouvons pour le repas du soir dans une petite maison avec ses occupants au coin du feu (je rappelle que les nuits sont très fraîches).

A nos pieds, une vingtaine de cuyes courent et mangent les moindres miettes qui tombent au sol en poussant des petits couinement ou des sortes de roucoulements de contentement.

Ce soir là, tout le monde s'endort vite car demain est aussi une grosse étape et les jambes commencent à fatiguer.


 


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