Villarica, le volcan
Voilà la bête. La neige recouvre le Villarrica, un des volcans les plus actifs du Chili. Il s'élève au-dessus du lac Villarrica et de la ville de Pucón à près de 2847 m d'altitude et fait parti des trois plus grands stratovolcans de la chaîne andine. Environ 25 cônes pointent sur ses flancs.
L'ascension ne prend que 2 à 3h et reste relativement facile. Nous sommes partis avec une agence faute de renseignements précis sur les conditions de neige et les conditions climatiques...


On nous aura donc raconté quelques histoires. A la période où nous sommes montés, aucun équipement particulier n'est nécessaire (piolet, crampon...), si ce n'est le casque en cas de projection. La montée est très facile et ne nécessite en aucun cas un guide à moins de n'avoir jamais fait de montagne... et encore. Les agences font tout pour que vous ne partiez pas seul.
Comment s'organiser pour monter seul (et ainsi éviter de payer 30 000 pesos chiliens ou environ 37 euros):
1- Se rendre au bureau de la CONAF (Office des eaux et forêts chiliens) pour obtenir une autorisation de monter seul au volcan. Il faut pouvoir justifier de la connaissance des règles en montagne (prévoyez votre discours)... Ainsi, le jour de votre ascension, vous passerez facilement les postes de contrôle (on nous en annonçait 3 à la saison, nous aurons finalement été contrôlés une seule et unique fois).
2- Louer un casque (1 euro et quelques), un piolet (1 euro et quelques), des crampons (2,50 euros). Nous n'avons utilisé ni crampons ni piolet (la neige était souple et non pas glacée), mais la CONAF vous l'imposera.
3- Partir derrière la première agence qui monte pour suivre son tracé, même si le chemin est très largement visible. AUCUN RISQUE de tomber dans une crevasse en restant sur cette zone. Nous sommes redescendus en luge à tout va. Toutes les agences font glisser leur groupe sur une centaine de mètres de large. Autant dire que s'il y avait des crevasses à portée de mains, j'ose espérer que les guides ne prendraient pas ce risque. Les crevasses se trouvent sur le glacier, c'est-à-dire sur un flanc précis où l'on ne va que si l'on souhaite descendre en ski ou snow (compter au moins 12 000 pesos de plus, soit 15 euros pour ce petit plaisir complémentaire).
Bref, aucune raison de ne pas monter seul si vous êtes capables de mettre un pied devant l'autre, ne pas commencer la rando sous l'orage, ne pas vous jeter dans la bouche du volcan... un point négatif : vous redescendrez à pied et ne profiterez pas du kilomètre de luge, assez génial il faut l'avouer ! Un aquaneige à portée de mains !
Je ne me souviens plus de son nom, mais il était en éruption en janvier dernier, des fontaines de lave à ce qu'il paraît, c'était magnifique.
Au sommet, une vue à 360 degrés dégagée, la découverte d'un cratère fumant - patience... - et surtout des fumeroles qui sentent le souffre à plein nez autour de nous . Dans certains petits trous d'où sort la fumée, nous ne pouvons y enfoncer entièrement la main tellement cela brûle !
Cela ne se voit pas, mais c'est énorme !
Chaud devant, Hélène en perd le casque !
J'espère que la balade vous a plu autant qu'à nous. La descente quant à elle s'est faite sur les fesses : 1500 m de luge sur de belles pentes régulières, super ! Et en plus c'est beaucoup moins fatiguant... vous verrez cela en film dans quelques mois.