Salta, boucle sud, ultime et dernier jour

Chercher Charlie... Alors, vu ? Des chiens, des chats et parfois même des bébés... on trouve de tout sous les étales de marcher ou dans les magasins.
Suite à une excellente proposition d'un de nos lecteurs, nous ajoutons une carte pour vous aider à situer les villes, villages et circuits dont nous vous parlons (la qualité n'est pas bonne, mais reportez-vous à un atlas...). La fameuse "Boucle sud de Salta" (qui a quand même occupé cinq pages de ce blog ! ) se situe donc au niveau du tracé noir.
Aux alentours d'Humahuaca, ville la plus au nord de la quebrada (synonyme de vallée ici) du même nom vers 10h pour commencer la descente vers Salta.
Cette maison en terre avec son four à pain se fond dans le décor. C'est le côté africain de l'Argentine.

Pause à Tilcara (petite ville d'environ 7000 habitants, considérée comme la capitale archéologique du nord de l'Argentine) où la palette de couleurs sur les montagnes semblent sans fin. Le village, située à quelques heures de la frontière bolivienne, a déjà un air de ce pays coloré.




A toutes les échelles, les alternances de couleurs sont frappantes ! Pour ceux qui connaissent les gorges du Dadès au Maroc, il faut avouer que la région de Salta a ce petit air marocain, de par les couleurs (en fond de vallée comme sur les montagnes) comme de par les formes géologiques que l'on peut y voir.


Direction Salta... en passant par le salar de Salinas Grande. Cela nous rappelle quelques souvenirs boliviens.



Un salar, c'est un salar, ils fonctionne tous de la même façon et se ressemblent tous. Cependant, l'intérêt de celui-ci réside dans son mode exploitation. Pour récupérer le sel, les exploitants creusent des petites piscines de 20 cm de profondeur sursalées dans lesquelles le sel précipite et coule au fond. Il ne reste plus qu'à récolter le sel... Cela n'a rien d'extraordinaire mais cela crée des paysages surprenants.

Nous ne le savions pas encore, mais à ce moment précis, nous étions en route pour une traversée de désert qui nous fera arriver à Salta juste à 21h pour rendre le véhicule. Une fois le salar quitté, la piste devient mauvaise : trous, cailloux, poussière et sable et surtout, elle semble interminable.
Non loin d'un petit village (une église et quelques maisons), probablement oublié du monde entier mais qui compte au moins une âme, qui tentera de nous vendre des bonnets et écharpes, le cimetière... bien rempli lui. On se demande vraiment de quoi vivent les gens d'ici.


Des lamas, ce sont les dromadaires des Andes... leur environnement n'est constitué que de sable et d'herbe sèche. Pas d'eau en vue !
Des tourbillons de sable croisent notre route, certains ont vraiment la forme de petite tornade et montent très haut dans le ciel. Nous avons aussi fait l'expérience de "la poussière", une vrai cendre très fine, pas une simple poussière comme nous avions l'habitude, celle-ci freine la voiture et il ne faut pas s'arrêter. L'important et nous ne le savions pas encore à notre première rencontre avec cette farine minérale est de fermer les fenêtres. Nous avons pris 30 kg de farine dans la voiture, un vrai nuage !
Cet endroit était magnifique, une mer de nuages éclairée par le soleil du soir franchissait les montagnes doucement, une vrai mer de coton.