Salar d'Uyuni, J2

Ce sont nos 4+ 4 (vue la vitesse où nous avançons) qui devraient se trouver sous l'une ces croix...
Nous nous retrouvons donc à 12 bons touristes, gentiment largués dans le village de San Juan au milieu de nulle part, attendant nos véhicules. Deux femmes du village, installées à nos côtés, trouvent assez surprenant ce largage et la disparition des véhicules. Cependant, elles nous rassurent en nous disant que c'est une bonne chose que nos chauffeurs n'étaient pas bourrés ce matin, chose fréquente sur ce site. Et bien voilà un bon point !
Nous en profitons donc pour faire un saut à l'école primaire; nous ne perturbons pas la classe si ce n'est quelques garçons, préférant poser que travailler...
Vers 11h, c'est le retour des deux véhicules et... notre chauffeur nous annonce le deuxième frein avant cassé ! Mais y en a-t-il besoin, me direz-vous ! Bueno, todo perfecto, vamos ! De toute façon, tant qu'il y a le frein moteur, on freine. Nous repartons donc pour 1h ou 1h 30 sans pause.
Un classique du tour, nos deux chauffeurs la tête dans le moteur, ils démontent, dévissent, enlèvent, percent, ligaturent, bref, triturent le moteur dans tous les sens pour avoir comme résultat un geyser d'essence qui sort du véhicule blanc !
Pendant ce temps, nous en profitons pour faire quelques photos... nous qui nous plaignons toujours que ce genre de tour va trop vite !
Autour de nous, ce sont des volcans, de toutes les couleurs, qui malheureusement ne ressortent pas sur les photos. A droite, le volcan actif Ollague avec un peu d'activité comme en témoigne la fumerole.
C'est mon premier volcan en activité (Guillaume), dommage que nous ne puissions pas le voir de plus près.
Autre grand classique de ce tour, notre chauffeur fait le guêt pour essayer de retrouver l'autre 4x4 tombé en panne. Vous imaginez qu'on voit loin dans ce genre de coin... Remarquez la tenue de notre garagiste, euh, de notre guide... Pause photos, nous ne les comptons plus.
Comme vous le voyez, nos chauffeurs ne sont pas à court d'idées... ce sont des champions olympiques de la panne ! Au-dessus, c'est un changement de tête de delco (disons plutôt une inversion d'un 4x4 à l'autre).
Nous arrivons sur la première lagune, la Lagune Cañapa. Nous sommes tous subjugués par les couleurs et la dimension du site. De nombreux flamants roses côtoyent des vicuñas (sorte de lamas à laine de luxe, 450 euros le kilo sur le marché actuel ! ) sur le bord de la lagune.En dessous, une vue de flamants que nous pourrons bien approcher sur la Laguna Hedionda (Cécile aura tellement voulu les approcher, qu'elle aura plonger les deux chaussures Gore-Tex dans la lagune ! Que du bonheur !). En ce qui concerne les autres lagunes, nous ne nous y arrêterons pas... 4h de retard, il faut y aller ! Nos 4x4, puissants comme une fiat uno, ne peuvent monter les côtes qu'en première ou seconde... quand je parle de pentes, c'est au moins du 5 % (mais au fait, ce n'est pas fait pour ça un 4x4, se serait-on fait avoir ?)
Nous verrons rapidement deux autres lagunes, elles sont toutes uniques de par leur taille, leur forme, leur couleur... magique !
Photo traditionnelle de "l'arbol de piedra"... mais nous, c'est plus original car nous l'avons vu à la nuit tombante. Nous profitons donc des dernières lueurs et des derniers degrés au-dessus de zéro pour faire un rapide petit tour dans cette forêt de pierres. Nous aurions aimé y passer plus de temps, mais il faut repartir... et c'est à vive allure que nous quittons ce site vers notre hôtel... et oui, au bout d'un moment cela descend !