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amerique du sud

Aréquipa

Publié le par Ln y Oim

Nous voilà en route pour Aréquipa après une brève escale de quelques heures à Lima où nous avons décidé de ne pas nous arrêter. 14h de bus à travers des paysages qui étaient, à notre grande surprise, totalement désertiques. Les dunes tombent littéralement dans l'océan Pacifique.
Quand on quitte le littoral, on passe de l'Arizona au Maroc en un rien de temps. C'est assez incroyable.
En haut à gauche, les camions vous donnent une idée de l'échelle du paysage.




Aréquipa est la deuxième ville du pays et se trouve perdue en plein désert (plus de 4h de bus pour rejoindre une autre ville). Grande ville ne rime malheureusement pas toujours avec progrès...

Exemple : le métier de cette femme est cabine téléphonique humaine. Cela dit, on a vu l'homme chasse d'eau. Sous ses gants et sa cagoule complète, il verse un sceau d'eau sur les besoins de chacun dans des WC publics où l'on n'oserait poser le pied sans une bonne paire de bottes.



Mais Aréquipa demeure une ville magnifique du fait de son passé colonial récent d'influence espagnole, Italienne et française. Les restaurants et les cafés sont également d'inspiration européenne. Notre première escapade nous emportera au pays des condors.

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Retour à Huaraz

Publié le par Ln y Oim

Dernière nuit du trek à 3200 m. Pour une fois, la sensation de froid semble minime, on s'habitue tous aux conditions de la montagne. Douche froide par morceau de corps, un thé chaud, une partie de cartes mêlée de discussions qui nous font faire le tour du monde, une soupe, un plat chaud et au lit.

En-dessous, ce sont nos mules qui nous doublent. Elles ont un rythme supérieur au notre tout comme le muletier qui n'est pourtant pas bien grand et peu épais.


En parlant de lui, je précise qu'il se refait tout notre trek en 2 jours en repartant le soir même en sens inverse. Il dormira à 4200 m sans tente ni duvet avec pour seul abri un trou sous des cailloux et trois coussins qui se trouvent sur les mules. Il se lèvera à trois heures du matin pour repasser le col à 4750 m et rejoindre notre point de départ pour repartir avec d'autres personnes... Qui se dit encore montagnard ??? Bref, il aura forcé notre admiration tout au long de ce trek par son dévouement et son efficacité.



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J3

Publié le par Ln y Oim

Petite gelée blanche à notre réveil... il est 6h30.



 Après un rapide débat la veille, nous choisissons tous d'ajouter à notre trek un crochet par la lagune de la quebrada de l'Alpamayo (ceci est une sournoiserie pour masquer mon oubli du nom du lac, je vous l'accorde !). Nous partons donc avec 7 à 8h de marche en perspective. Cependant, le trajet s'avère moins rude qu'envisagé. Mis à part une pause pique-nique espérée pendant plus d'une heure, le long d'une belle lagune qui n'a pourtant dû entendre que nos cris affamés, ce crochet était, de loin, le moment le plus beau de la journée. Un détour qui ne devrait pas en être un.

Stephen, Tobias (tous deux allemands), Cécile, Hélène, Guillaume et Maayan (d'Israël). En fond d'image, l'Alpamayo, considérée la plus belle montagne du monde en 1949 suite à un concours international de montagnes ! Dommage, la vue qui s'offre à nous n'est pas la face qui fait rêver !


Vue sur l'Artesonraju, la fameuse montagne de nos mardis soirs...










Chacun apprécie le paysage à sa façon... Ghrrrr
Rien à voir ! Je voulais mordre... juste pour le plaisir...

Bref, nous nous trouvons devant une magnifique Laguna sous la montagne la plus belle du monde, l'Alpamayo.











Et voici la magnifique montagne qui surplombait cette fabuleuse lagune. C'est donc de ce glacier que venaient les quelques micro-icebergs qui embellissaient notre paysage.



 

 

 

 

 

 

 

Mission...
                                                                      ... réussie !




Au bas de l'image, l'un des spécimens mentionnés ci-dessus.




Dernière vue sur ce majuestueux chantier naturel, auquel vient se greffer un peu de land'art. Chaque lagune a ses spécificités nous a-t-on affirmé en arrivant... éh bien en voilà encore une confirmation. Quatrième lagune, toujours autant de plaisir, béatitude, bonheur,  ravissement et même régal devant ce mélange de bleu et blanc.

 

 

Comme on vous avait dit, nous voyons des vaches partout... et sous toutes les formes !



 
La pause repas est au fin fond de la photo, et même plus! Je croyais à ce moment en être à 40 min, il nous restait 1h40, en marchant telle une marathonienne en pause !



Dernière nuit au coeur de la Cordillera Blanca, dernier site de bivouac, sans doute le plus beau. Au bord d'une rivière, comme à l'habitude, c'est une plage herbeuse qui nous accueillera pour cette ultime nuit sous tente dans les bras de Morphée... Que du bonheur !

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Virée andine, deuxième jour

Publié le par Ln y Oim



Premier campement. Le soleil du soir nous donne encore un peu de chaleur... mais ce n'est que de courte durée. Nous regrettons de ne pas avoir profité du soleil pour la douche dans le torrent. Faute de volonté, nous sommes donc restés sales.

Le départ au petit matin fut rapide car personne ne nous a réveillés... Porridge, pain, thé, fromage et c'est parti pour le passage du col à 4750 m !



Joli petit oiseau rencontré en route. Je n'ai pas encore le nom de ce rapace, mais cela ne saurait tarder. Sur la route, des lagunes, des pics (les oiseaux) et des glaciers.






Après une montée pas si facile que cela, la récompense de la vue au col nous redonne des forces à tous.



Point de vue de notre site de pique-nique.



Après une descente de 2h30 nous sommes arrivés à notre deuxième campement à 4200 m. Après la toilette savemment organisée, morceau de corps après morceau de corps, nous avons fait avec les autres membres de l'expédition de nombreuses parties de cartes qui se sont terminées avec des mouffles, bonnets et écharpes. La température tombe très vite... et nous apprécierons tous la soupe chaude et le thé de coca.










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Trek de Santa Cruz, J1

Publié le par Ln y oim

Eh oui, c'est bien la montagne de nos 10 ans, de nos mardis soirs. El Artesonraju est donc la montagne que tout le monde connaît mais dont personne ne connaît le nom ! C'est donc ici que vit tranquillement à plus de 6000 m d'altitude (6025 m pour satisfaire tout le monde) le point culminant du pays ...




Panorama terriblement beau mais d'un point terriblement froid malgré ces couleurs ensoleillées ! La quebrada de Llanganuco était donc notre point de départ. Du haut de ces 4000 et quelques mètres d'altitude, nos yeux se sont entre autres jetés sur ces deux lagunes, Chinancocha et Orconcocha. Des falaises noires de plusieurs centaines de mètres de haut plongent à la verticale dans ces eaux turquoises qui ne s'en trouvent qu'embellies.



Profitez de la vue, peu importe les noms ! (Comment ça on ne s'en souvient pas !)



Bon, cette fois on a les noms, mais avec qui associer Huascaran Norte (6655 m) et Huascaran Sur (6768 m) ? Je vous laisse mesurer les hauteurs, réfléchir à l'angle de vue, à l'angle de prise, à la profondeur de champ... eh bah voilà, tout le monde s'en fiche ! Seul point important : le sommet le plus haut est le point culminant du pays. 
Deuxième petit point, regardez le recul du glacier, plus que visible sur l'image (langue grise qui descent). 


Petit bonhomme croisé juste après le village de Vaqueria. Ici, pas d'âge pour partir seul en cavale. Dès que les deux pieds ont appris à se courir après, les courses folles commencent. La dureté de la vie dans cette région (dans l'ensemble du Pérou probablement) vieillit chacune de ces bouilles de plusieurs années. Pour aller à l'école, c'est quatre heures de marche en montagne aller-retour et peu importe la météo ! Certains gamins nous doublent à bonne allure.

Une chère et tendre petite demoiselle de 2 ans tout juste nous suivra sur plusieurs centaines de mètres avec pour seul mot à la bouche "galletas" (biscuit pour les non hispanophones). Aucune préoccupation pour sa mère rester derrière. "Ne parle pas aux inconnus"  reste une philosophie bien occidentale aux vues des coutumes.



Pause repas d'un groupe de paysans dansle village de Vaqueria.
Ici, pas de tracteur, la pente et la taille des champs n'en permettent pas l'utilisation.

 











Quelques beaux sourires croisés en route, sourires d'autant plus beaux lorsque l'on connaît la rudesse de la vie dans ces montagnes.




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Dimanche : piscine

Publié le par Ln y Oim


 




Comme nous devons partir en trek pour 4 jours demain, nous nous sommes octroyés une journée de détente... à la piscine dans des eaux thermales. 

C'était une piscine aux couleurs locales, avec à droite la dame du guichet. Je dis "locale" car ici, la couleur de l'eau importe peu, ce qui compte, ce sont ses vertues. L'eau est marron, mais alors, marron foncé !
Cependant, elle sort à plus de 80 degrés et notre bain dans une eau à 34 degrés fût agréable.















Sur la petite place au-dessus des bains, quelques femmes vendent de la nourriture qu'elles ont préparée dans des gamelles en aluminium entourées de tissus colorés.



 



 

 

 

Le menu, pour vous mettre en appétit du fond de votre chaise ou fauteuil...

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Laguna 69

Publié le par Ln y Oim

vu ? Non ! C'est une autre "porte" de vallée qui s'offre à nous ce jour-là.
RDV à 6h30 du matin pour un départ en taxi, à 4 cette fois. Nous partons en effet avec Maxime, en voyage pour un an en Amérique du Sud.
Durant les 2h30 de route pour nous amener au point de départ de la rando, nous écouterons un seul et unique CD, Indochine ! Si vous cherchez les paroles, demandez à l'un d'entre nous, on maîtrise.




Comme à l'habitude, on nous annonce un chemin des plus faciles, presque plat tout du long...





















Premier palier à près de 4400 m. Cette sorte de prairie d'altitude est probablement une ancienne lagune comblée avec le temps. Des vaches broutent et de petits aigles cherchent de la nourriture. Entre les touffes d'herbe, les lupins et les cailloux poussent de petits cactus dont on voit les fleurs et les fruits en dessous.
























Malgré l'altitude, la végétation reste relativement variée et abondante.
























C'est après environ 1000 m de dénivelé positif que nous arriverons ici... Presque plat qu'il disait !!!
La lagune 69 se situe à 4750 m d'altitude (nous gagnons chaque jour quelques dizaines ou centaines de mètres !). A chaque arrivée, c'est un vrai plaisir de découvrir quel bleu aura été choisi dans la palette ! Les mots manquent pour décrire les subtilités de couleur qui s'offrent à nous. Du jaune au bleu en passant par le vert.





Ici les vaches ont des poumons et des pattes d'enfer, nous les rencontrons à toutes les altitudes. Quand on connaît les chemins pour parvenir aux lagunes... on les respecte ces bestiaux. Je me demande ce que donneraient nos primholsteins à leur place.















Du bleu, du vert, du gris et du blanc.



Los cuatro del día



Une fainéante, elle est restée à 3700 m !
Elle aura trouvé refuge dans les restes d'habitat d'une communauté. Communauté qui quand on croise un de ces membres en montagne en profite pour vous racketter (le mot est juste) quelques soles. Ceci pour notre sécurité. Sinon, dans certains coins, il n'y a pas encore si lontemps, ils tiraient à vue ! C'est la solution trouvée par le gouvernement pour que les touristes ne soient plus taquinés...


Sur le chemin du retour, on découvre même des lagunes que nous n'avions pas vu en montant.

En dessous, ce mille-feuille est en fait l'écorce d'un arbre. On dirait du papier japonais.





























La laguna Llanganuco. Nous en reparlerons probablement bientôt puisque le départ de notre trek de Santa Cruz (4 jours) partira d'ici le 1er septembre.

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Huaraz

Publié le par Oim y Ln

Huaraz est notre camp de base, toutes nos balades partent d'ici car c'est un point central de la Cordillera Blanca. Nous y avons trouvé une guest house bon marché avec une belle vue sur les montagnes...



Dès que l'on sort des rues principales, la ville est, je pense typique : diverses petites boutiques spécialisées tenues par des indigènes en vêtements traditionnels, un marché aux bestiaux qui semble improvisé (cochons, moutons, poules, cochons d'inde, vaches...), un marché chinois (Foire-fouille du coin), des micro-restaurants de trottoir, des quincailleries de rues et toutes sortes de vendeurs de pleins de choses...





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Laguna Llaca

Publié le par Ln y Oim


Voilà encore une belle journée qui s'annonce... Nous partons en taxi pour une nouvelle quebrada (vallée creusée par un glacier) avec au fond, comme à chaque fois, une laguna. Comme les gens du coin le disent, toutes les quebradas sont différentes et c'est bien vrai, que ce soit en termes de couleur, en paysage ou en dimension.

Donc le taxi nous monte jusqu'au refuge avec nos VTT prévus pour une descente de 4h jusqu'à Huaraz. Mais avant la descente, nous allons faire un tour sur la Laguna Llaca. Il paraît qu'elle se trouve au niveau du glacier...

L'entrée dans la quebrada est spectaculaire, cela forme une vraie porte (photo ci-dessous).









Cette lagune est plus petite que celle de Churup et toute en longueur. En fait, nous nous trouvons sur des moraines de plus en plus récentes au fur et à mesure que nous remontons vers le glacier. La couleur de l'eau, un peu laiteuse et verte, et le granite blanc qui se transforme en sable rendent le paysage surprenant. Sommes-nous à la plage, à la mer où sur une planète inconnue ???


Tiens ! Qui est cette personne entre nous deux ? Un indice, elle a du mal parfois à parler la même langue que nous... surtout quand elle a la bouche pleine de chocolat !

Arrêtons les mystéres et faisons les présentations : c'est Cécile une copine des Hautes-Alpes qui est venue faire un peu de marche au Pérou avec nous avant de rejoindre l'Argentine.

"Bonjour Céciiiiiiile"






Moraines, lagune, moraines, plages de sable... nous approchons enfin de la glace. Tout semble animé autour de nous: eau, glace et cailloux tombent du glacier sans interruption. Ces bruits, pas toujours très rassurants, sont comme les cris du glacier qui se sent mourir.

On comprendra facilement pourquoi on l'appelle le glacier mort. Il ne reste en surface de la glace que les roches tombées des falaises alentour. A cause de leur couleur foncée, elles doivent accélérer le phénomène de fonte.

Soudain, juste derrière le glacier c'est un mini glissement de terrain qui lève un nuage de fumée... On a plus de 20 m de falaise instable de chaque côté, il est temps de partir.



















On en profite pour jeter un oeil sur tous les sommets qui nous entourent. La lagune se nichant déjà à 4500m, rien d'étonnant à ce que ces neiges soient à plus de 6000 m !

Les plantes sont des lupins violets et jaunes.





Midi, l'heure du thon, avocat (crémeux, savoureux, parfumé, à vous faire rêver !), pain et orange. Heureusement que le soir nous mangeons comme des rois dans un petit restaurant vraiment pas cher. Cela dit, la vue que nous nous offrons à chaque pique-nique est imprenable !












C'est le ventre plein que nous nous sommes lancés dans notre descente. Pas un chat, si ce ne sont des vaches, des ânes et des chevaux qui se promènent dans des prairies découpées par des petits ruisseaux qui serpentent l'herbe jaune.





















Les deux collines de chaque côté sont en fait les énormes moraines glacières déposées par le glacier lorsqu'ìl était au meilleur de sa forme plus de 6 km plus loin et 600 ou 700 plus bas !



 

 

 

 

 

Retour à la civilisation, des routes, de la poussière et des chiens qui courent après nos vélos. En chemin, nous avons croisé de nombreux indigènes qui descendent leurs petits troupeaux composés de vaches, de cochons, d'ânes et de moutons.

Contents de notre sortie, demain, nous décidons de partir découvrir une troisième lagune !

 

 

 

 

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Site de Chavin

Publié le par Ln y Oim

 
Excursion à Chavin en passant par la Laguna Conocacha.






  Terrain de foot à 4050 m d'altitude ! 

 





Patchwork local.

















 






C'est entre Huaraz et Chavin que nous croiserons le regard de ces mineurs. A la recherche du charbon, ils s'enfilent dans des trous pas plus larges que des "terriers". Ces galeries semblent se poursuivre sur des dizaines de mètres, parfois à l'horizontale, parfois à la verticale. Que ce soit chez nous où ailleurs, certains métiers semblent plus difficiles que d'autres. Je pense aussi pêcheurs de Huanchaco (Nous avons oublié de publier la page sur Huanchaco, je l'ai rajouté et on peut la voir en cliquant  ici).


 
Autre regard croisé au cours de cette journée. Pour une fois, ce lama, pourtant situé sur un site touristique, ne portera ni lunettes de soleil, ni couverture... Tout est tenté pour vendre la photo au côté d'un lama !

Le site archéologique de CHavin a donné son nom à la culture qui se développa entre 1500 et 300 av. J.-C.. CE site est un ancien lieu de culte. Les habitants de toute la vallée venaient chaque année faire des offrandes et sacrifices (parfois humains). L'ensemble du site est articulé autour de places, terrasses et souterrains.

 

 





 

El Castillo, principal temple du site de Chavin.

Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, ce site est l'un des sites précolombiens les plus anciennement connus et les plus célèbres.



















De très nombreuses galeries souterraines avaient été aménagées et utilisées à différentes fins: logements pour les prêtres qui habitaient sur le site, chambre d'accueil des chamans qui venaient quelques jours, salles renfermant les trésors...










 
Coucher de soleil sur le chemin du retour.


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