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amerique du sud

The Death Road ou "La route de la mort"

Publié le par Ln y Oim

Avant de tout vous expliquer, juste quelques infos qui vous permettront de comprendre le titre, pour ceux qui n'ont jamais eu écho de cette route.


 


 


 

Drapeau Bolivien aux couleurs naturelles.

La route de la mort est située dans le Sud de la Bolivie entre La Paz et Coroico dans les Andes boliviennes. C'est une des routes les plus dangereuses du monde car elle n'a aucun revêtement et pas la moindre barrière de sécurité. Elle est bordée par un abîme de plus de plusieurs centaines de mètres de haut, selon les moments.




 













Elle démarre dans les neiges éternelles des sommets andins, à La Cumbre (4750 m d'altitude, avec tous les hôpitaux qui ont tamponné leur numéro de téléphone sur les montagnes, rassurant !), serpente dans une végétation verte ponctuellement dans la brume, avant de descendre dans la forêt amazonienne, chaude et humide, jusqu'à la reposante (éh oui !, quand on sort de La Paz, on trouve que tout est reposant) ville de Coroico. 

Très difficile d'avoir des chiffres (je préfère ne rien vous mettre, ne trouvant des sources certaines), mais le Lonely inscrit crash de 26 véhicules par an. Pas si impressionnat comme ça, mais beaucoup plus lorsque l'on sait que beaucoup de cars (50 personnes) et colectivos (minibus qui mènent environ 12 personnes) y plongent...


La preuve, l'avant-veille de notre passage, un colectivos, en photo ci-contre y a plongé... Il neigeait ce matin là, la route était partiellement gelée, couverte de brume épaisse, le chauffeur aurait vraisemblablement loupé le virage. Le résultat est la petite boule bleue que vous voyez en photo, qui ne ressemble même plus à un véhicule. On distingue pourtant une portière et un pare-brise arrière.






Comme vous pouvez le voir, nous commençons avec bonnet et  K-way, mais là, il fait déjà très chaud ! nous ne tarderons pas à tout enlever et ça fait du bien après les semaines de froid de l'altiplano.



























Nous sommes arrivées à Coroico en début d'après-midi et nous y avons flémardé car le lieu y est propice. Profitant de cette flémardise au milieu des fleurs et des animaux dans un doux climat tropical, nous avons planifié la suite de notre voyage.

La douceur du climat nous a motivés pour aller camper à l'hôtel Sol y Luna, qui dispose de quelques emplacements de campins au coeur d'un immense parc arboré.




Nous remontons le lendemain à la Paz. Les nuages couvrent peu à peu la route, au fur et à mesure que nous gagnons en altitude.






L'arrivée sur la ville est superbe. Le plateau qui entoure La Paz offre une vue plongeante sur le coeur de la cité.

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La Paz

Publié le par Oim

Journée urbaine à La Paz : shopping et visite du musée des instruments.

Ce qui marque le plus lorsque l'on arrive à La Paz, c'est la circulation. Elle est omniprésente et difficile, mais cela avance de manière assez régulière.










Cette vue (au-dessus) est monnaie courante ici, avec les gaz d'échappement en plus. La circulation de La Paz est essentiellement constituée de taxis, de colectivos ou d'anciens petits bus américains, au capot surmonté de cygnes, de chevaux ou d'oiseaux plus prestigieux les uns que les autres, recyclés ici (ce sont de vieux Ford, GMC, Chevrolet ou Dodge bien retapés).





Cet ensemble forme une sorte de grande chenille puante et bruyante qui se déplace au ralenti. Tout autour, on monte, on descend, on crie les destinations ou les prix des courses (qui sont pourtant les mêmes partout), on klaxonne, on s'entasse... et en fin de compte chacun arrive à destination.






























Artisan électricien est probablement un métier risqué en Bolivie et en plus, il faut aimer les casse-têtes.
















Le musée des instruments, situé dans la rue de la photo au-dessus à gauche est vraiment très bien, on y découvre plein de choses et l'on peut tester quelques instruments originaux.

Une momie dort dans un coin du musée... C'est fou ce qu'on est moche quand on est mort.


















La Paz est comme toutes les villes du tiers-monde : des rues aux commerces spécialisés dans des bâtiments qui se dégradent alors qu'ils n'ont jamais été terminés, des artistes en herbe de tout âge, et des vendeurs de rues.

Dans le quartier touristique, ce sont les marchands de pulls, de sacs, de bonnets, de flûtes de pan... la plupart fabriqués au Pérou.

Il y a aussi un centre administratif et financier qui regroupe entre autre les grands hôtels et les ambassades.

Rien n'est cher, les gens sont accueillants et quand il fait beau c'est agréable.





La casa de la Democracia... mieux vaudrait enlever l'enseigne.





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Uyuni II, le retour

Publié le par Oim

Voici la Laguna Blanca, aux reflets curieux créés par la glace qui recouvre sa surface. C'est le matin, il fait beau, nous sommes enfin dans un 4X4, la vie est belle !

Pour la suite du feuilleton Uyuni, nous sommes de nouveau partis, mais là en connaissance de cause, avec une compagnie à la piètre réputation (Pamela Tour, qui a tout de même laissé deux danoises en plan à la frontière Bolivienne, car elles n'étaient que deux, donc on ne vient pas les chercher au milieu du désert), mais la seule à répondre à notre demande pour un prix correct. Notre retour n'était pas gagné pour autant car ils avaient vendu nos places (pourtant réservées) ; au moment du départ, Hélène a entendu le responsable dire à son collègue "J'ai un problème, 4 touristes pour seulement deux places...". Finalement, ils nous ont trouvé deux places (on a fait du foin pour ça) et nous sommes bien partis. Quelques soucis de filtre, mais ça allait...

 





Mais que font ces bestioles à plus de 4000 m d'altitude ? Cela gêle la nuit. Quand il y a du vent, c'est encore pire, et au midi solaire, le soleil tape ! Elles sont attirées par la nourriture et cela doit être très bon. Des microorganismes roses mangés par des crevettes qui passent à leur tour dans l'estomac des flamants ; la couleur se transmet jusqu'aux plumes des oiseaux. Vous comprendrez donc que ces reflets bizarres ne sont pas une invention photoshopique de ma part, mais la réalité de la Laguna Colorada. Prenons un peu de recul.




Voilà ce que l'on avait loupé lors de notre première traversée... ça vallait le coût de revenir !














Les paysages ne sont jamais monotones, les changements d'altitude et de géologie modifient constamment les paysages. Ces mousses vertes peuvent constituer de gros paquets parfois vert fluo de près de 50 cc !

 


Autre bel arrêt, el valle de las Rocas, au milieu de rien, une forêt de pierres dressées à plus de 10 m de hauteur. Cette zone de Bolivie est vraiment très belle et le plus incroyable est que tous ces paysages s'enchaînent sans relâche de façon rapide. Une vallée, une plaine, un volcan, une lagune, un village, des lamas ou des vicuñas...







Pour le repas du midi, nous nous sommes arrêtés dans un village qui a probablement rêvé d'être un pôle touristique, mais qui ne le sera jamais. Cela fait penser à une ville fantôme d'ex-union soviétique. Sans intérêt si ce n'est ce mur de cour intérieure, mais les Tours pas chers s'arrêtent dans ce genre de coin...










Uyuni est au bout de la rue.



Et surtout !

Ne partez pas avec cette agence, ils promettent tout et n'importe quoi. Nous n'avons pas pu faire tous les arrêts à cause de véhicules pourris... C'est Turismo San Juan !






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Chuquicamata, ressource naturelle du Chili

Publié le par Ln y Oim

Les mines de cuivre de Chuquicamata sont les plus grandes mines de cuivre exploitées à ciel ouvert du monde, et "grandes" n'est pas un petit mot. A droite, c'est l'ancienne ville qui a été déménagée au début de cette année afin d'agrandir le site d'exploitation. Il faut savoir que c'est ce qui fait du Chili un pays riche.

L'ancienne ville fait vraiment ville fantôme, on dirait que l'activité y a été brusquement interrompue et que les habitants ont tout laissé en plan : bars, maisons, écoles, arrêts de bus et quelques bâtiments administratifs pas toujours anciens...








Pour avoir une idée de l'échelle, le petit tracteur à côté du camion est un gros tracteur. Le camion a une capacité de transport de 400 tonnes de minerai si mes souvenirs sont bons (celui d'en-dessous est aussi un petit camion). Imaginez la taille des gros !






































Me voilà transformé en ingénieur vérificateur de camions le temps de quelques photos. C'est toujours un petit camion, celui-ci ne pouvant transporter que 170 tonnes, les grands 400 tonnes...

Le casque n'était pas superflu...

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Balade dans le désert

Publié le par Ln y Oim



Dernière escapade San Pedrotesque dans un petit bout de désert. Cheminées de fées, comme on en compte quelques unes dans les Hautes-Alpes, près de Gap. C'est suite à un phénomène d'érosion que le chapeau dur protège la partie inférieure, plus tendre, et permet la construction de paysages insolites









Croûte de sable, ou ombre d'Halloween pour les plus littéraires... Vous aurez remarqué que j'aime bien ces trucs là (Guillaume).



Nous passerons notre matinée à monter et descendre au rythme des mouvements terrestres passés, voyageant d'un désert à l'autre, d'une planète à l'autre... Allez, un peu d'aventure, nous sortons des sentiers battus et décidons de se créer notre propre chemin de retour avec pour cap, le Licancabur, toujours visible et indiquant la direction de San Pedro. L'un des avantages de ce type d'endroit est que l'on passe partout, ce n'est jamais totalement infranchissable...







Je crois que je préfère la descente ! Et en plus dans le sable, c'est trop bon !



Chemin du retour... Autre avantage d'ici, c'est que tout paraît proche... le problème, c'est que rien ne l'est. Pour simple idée, les plateaux en arrière-plan sont boliviens (mais ce n'est pas le sujet !) et surtout 1800 m plus haut que le sol sur lequel repose mes petits pieds (sans parler des sommets, seulement la base de ces sommets ; au centre le Licancabur). Difficile à imaginer depuis votre bureau français (on sait tout de vous, eh eh !), tout autant depuis San Pedro de Atacama.













Qui va apparaître vous demandez-vous ? Eh bien non ! La question était qui vient de disparaître !

C'est donc la fin d'une petite tornade, comme nous en aurons vu des dizaines et des dizaines dans les alentours de la ville. Des tourbillons de poussière qui naissent aussi vite qu'ils disparaissent...

 

 

 

 

 

 

 



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On a marché sur la Lune

Publié le par Ln y Oim





 

Chercherait-il un des 4x4 du tour dans le salar d'Uyuni ?
















Troisième escapade autour de San Pedro (12 km de vélo)... décidément, nous aimons ce coin. Par la singularité du lieu, el valle de la Luna nous laissera aussi un souvenir impérissable. Nous l'avons découverte avec la lumière du matin et n'y avons croisé personne ! Encore un site grandiose pour nous deux seulement, c'est magique.

Nous y entrons par une dune de sable qui colonise des blocs rocheux. Par endroit, au milieu du sable, du gypse fait surface tantôt sous forme de chicos aiguisés comme des rasoirs, tantôt sous forme de plaques lisses. On comprendra plus tard que le socle rocheux n'est fait que de gypse.


Mais jusque là rien d'extraordinaire me direz-vous... et c'est vrai, des belles dunes avec des cailloux, on en a déjà vu.





















Et bien tout change dès que l'on pose les pieds sur cette surface blanchâtre teintée d'ocre, car cela croustille comme si nous marchions sur des gaufrettes de 5 à 10 cm d'épaisseur (ne faites pas le test, ce serait trop dommage pour les gaufrettes !)

Suite à un phénomène de cristallisation des différents sels en présence, le sol se soulève. Cela fait penser à des chemins de taupes durant leur saison des amours (galeries de surfaces).













Ce mélange uniquement minéral de gypse, de croûtes sans nom, de couleurs, de traces d'eau (car elles sont nombreuses), de canyons et parfois même de grottes font de ce paysage un site unique. Ajoutez la chaleur et les horizons désertiques... vous êtes sur la Lune.













Pour finir, un peu de Land Art naturel...


















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El valle de la muerte

Publié le par Oim




A  quelques kilomètres de vélo de San Pedro de Atacama nous arrivons dans el Valle de la muerte... Pour le moment, nous ne savons pas ce qui nous attend, mais dès l'entrée dans la quebrada, nous tombons sur ces craquelures profondes de plus de 30 cm. Un bon terrain de jeu !






Après plusieurs (et le terme est insuffisant) tentatives, c'est réussi, un beau poirier. Il paraît que cela fait mal à la tête... Photo pas simple à prendre car le temps de cadrer et de déclancher... plus rien !




Le chemin serpente sur peut-être un kilomètre encore et là, comme si nous franchissions une porte... ce sont de grandes étendues de sables entourées de montagnes qui s'ouvrent à nous. Nouveau terrain de jeu !










Les couches de terrains se superposent alternant entre grÈs, sables et marnes. Les couleurs et les textures des roches nous offrent un spectacle très varié et c'est pieds nus que nous traversons ces étendues vierges de toute personne.











Au hasard du chemin, nous trouvons une vieille planche de bodyboard... Il ne nous en fallait pas plus pour tenter toutes les descentes possibles. Nous voici surfeurs des sables comme en témoigne l'image ci-dessous.









Au bilan, nous avons dépensé une quantité phénoménale d'énergie pour monter en haut de certaines dunes pour un résultat, je l'avoue sans honte, peu glorieux : pas beaucoup de vitesse, et beaucoup de sable dans la bouche mais avec tout de même quelques frissons. Mais bon, la planche Spiderman y est aussi pour quelque chose...

Par contre, le cadre était tel que nous sommes restés là jusqu'au coucher du soleil, malgré le vent soufflant en rafales qui soulevaient parfois des tourbillons de sable semblables à de petites tornades.














Ce type de paysage me fait penser à l'Australie. En dessous, vous pouvez voir l'effet que le vent ajoute sur les paysages ; c'est très beau, mais très désagréable. Je vous laisse admirer les paysages qui suivent...































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Quebrada del Diablo

Publié le par Ln y Oim


Nous entrons au Chili et nous posons. Deux mois et demi que notre maison change tous les 2 ou 3 soirs mais San Pedro de Atacama nous invite à la pause. Un super petit hôtel, hyper accueillant, le Vilacoya (on recommande), avec cuisine à dispo. Notre estomac regoûte donc à la cuisine basique faite par nos propres mains et il semble apprécier.
La ville (une rue principale) se compose de maisons de terre aux portes et volets bleus. Les maisons semblent tournées vers l'intérieur, rappelant un style espagnol et rappelant aussi que l'on cherche ici à se protéger du soleil, plus que présent. Nous sommes aux portes du désert le plus aride du monde...





Le Chili, tout semble si simple, si carré... et surtout quel bonheur d'être de nouveau libre comme l'air.

Pour notre première sortie, nous louons des vélos pour faire un tour dans la quebrada del Diablo. C'est une sorte de canyon parfois très étroit qui se ramifie dans toutes les directions. Nous faisons de nombreuses pauses pour aller dans l'une ou l'autre de ces ramifications relativement longues. Parfois nous débouchons sur un cirque avec un paysage lunaire (on aurait pu y tourner Total Recall) et plus souvent un cul de sac. Il y a de quoi se perdre...

L'eau y aura fait un travail de dingue et sûrement rapidement car le terrain est constitué de marnes, étincelantes de veines de gypses. C'est notre après-midi Indiana Jones.

A la fin de notre périple, nous parviendrons à prendre de la hauteur sur les plateaux avoisinants et mieux comprendre notre chemin.







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San Pedro de Atacama

Publié le par Ln y Oim

Bienvenue chez nous ! On a presque l'impression de vivre à San Pedro peu à peu. On s'est approprié LA rue principale (en photo ci-dessous). Dans San Pedro de Atacama (envrion 4600 habitants), on a désormais:
- notre mini-market (tous les prix y sont minimum 30 % moins chers qu'en centre-ville, pas négligeable vu les prix du pays)
- notre boucher (vous le verrez ci-dessous)
- notre magasin de location de vélos (H2O, que nous vous recommandons, notamment grâce aux très bonnes infos et à l'excellent service de Philippe, présent tous les matins)
- notre café : le café de H2O, qui fait de très bons chocolats chauds et une bonne tarte au chocolat
- un super hôtel comme déjà mentionné, le Vilacayo
- notre café internet, qui essaie systématiquement de nous gruger 200 pesos (à peine 50 centimes de dollar)

De mon côté (Guillaume), je commence à baragouiner en espagnol et hier à vouloir trop discuter, je me suis fait conseiller une bouteille de vin chilien dont le prix aurait dû me faire faire un autre choix. Mais à sympathiser avec les gens, on n'ose pas les vexer... et on profite de la cuisine pour cuisiner au vin.

 

La rue principale, hypra touristique mais qui conserve du charme : quasi piétonne, pleine de petits restaus et cafés, des maisons en terre, toujours vivante...

 

Voilà notre boucher, dont j 'ai oublié le nom, trop compliqué (son assistant, à droite, Luis ; bah oui ! c'est plus facile à retenir !). Bon, le boucher a la main un peu lourde, il a du mal à nous faire des entrecôtes ou steaks de moins de 300g ! Mais il est cool, nous propose les prix en pesos chiliens, dollars ou euros au choix (il semble suivre le cours au jour le jour !) et vend de la super viande dont nous maîtrisons la cuisson puisque nous sommes les maîtres du feu. Que c'est bon !


Lui, c'est le cuisto de la maison. Je vous le recommande aussi, plein d'idées et de bonnes idées ! Ce soir c'est lentilles au vin rouge et oignons accompagnés d'un steak sauce échalotes (en fait aussi à l'oignon) - crème - vin rouge (j'adore, j'adore, j'adore !) ; en dessert, batido de banana. Vous l'avez donc compris, ici, c'est notre cuisine (c'est comme à la maison presque !), que nous partageons avec des co-locs espagnols, français, anglais,...selon les soirées.

Un loupé commun : l'achat de poudre aux fruits (goût malabar) à la place de chocolat en poudre ! Merci Nesquik !


Jupiter, observé au télescope il y a quelques soirs. Super soirée astronomie réalisée avec
http://www.spaceobs.com (située Caracoles 166 dans San Pedro) que nous conseillons vraiment à quiconque passe dans le coin.
Jupiter n'est qu'un des nombreux éléments observés : nuages de Magellan, Andromède, nébuleuses, galaxies, amas d'étoiles, voie lactée parfaitement distinguée (dont on voit le coeur), étoiles-doubles rouges, jaunes et bleues... Que le ciel du sud est riche et beau par rapport à celui du nord.

 

L'église de San Pedro, qui rappellent les villages blancs andalous (agréable souvenir d'un bon we, chers ex-ERASMUS sévillans).

 

Le plancher brille, les bancs brillent, Jésus brille, ...ici tout brille. Nous croisons des hommes et femmes gants et balais à la main à longueur de journée, sur la place principale de la ville, dans notre hôtel... partout !  Le plafond est fait de "planches" de cactus.


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Salar d'Uyuni, J3

Publié le par Ln y Oim

 

"Il est 5h, Paris !" Eh  non, il est 6h30, nous venons de rouler une heure pour arriver sur le site de " Sol de mañana", où des marmites bouillonnent à plus de 80º C alors qu'il fait probablement -10º C dehors.


Entre temps, notre chauffeur a découvert la Carte Vitale pour dégivrer le pare-brise ; lorsque le véhicule gèle complètement de l'intérieur, mieux vaut gratter que plisser les yeux à travers un voile blanc... une révélation à voir ses yeux ! Ici, comme dans tous les pays en voie de développement, les gens subissent les difficultés de la vie aussi petites soient-elles... comme le givre ou la poussière sur les carreaux (c'est moi qui lui nettoie le pare-brise), et c'est vrai pour plein de petites choses qu'ils pourraient facilement résoudre plutôt que de les subir.

Les fumerolles se voient de loin, mais le plus impressionnant reste probablement le bruit de certaines d'entre elles, qui, telle une cocotte-minute, laissent échapper de la vapeur d'eau toute la journée avec une puissance impressionnante. Les fumerolles atteignent de 10 à 50 mètres en fonction de la pression.



Sur environ 2 km carré, à 4850 m d'altitude, les geysers sont la manifestation de l'activité volcanique permanente de cette partie du monde.



Et voici l'intérieur d'une marmitte. A chaque instant, de grosses bulles laissent échapper du gaz. Chacune se perd dans l'atmosphère au moment venu. Rien n'est prévisible. L'activité du lieu est permanente et évite donc trop de surprise. Cependant, nous voyons des traces de boue à plusieurs mètres à la ronde, laissant imaginer la puissance que quelques jets eurent un beau matin. L'incertitude impose donc de ne pas s'approcher trop près, comme de nombreux panneaux l'indiquent. 





Les explosions de bulles s'enchaînent de toute part sous le soleil levé depuis peu. Nos yeux tentent de suivre les ballets de chaque marmitte, ce qui s'avère très difficile vue l'activité. Nous y restons un moment comme devant des vagues, elles sont toujours différentes.

 

 


On voit ici nettement la croûte terrestre ouverte pour laisser échapper ses vapeurs d'eau et de gaz. D'après les traces aux alentours, les projections d'eau doivent être fréquentes.


Un courant d'air chaud et une forte odeur de souffre survolent l'ensemble des marmittes, mes instincts de géologue resurgissent.



La palette de couleurs est vaste : rouge, jaune, orange, vert, blanc, gris... les mélanges sont nombreux, pour le plaisir des yeux ! Cela pourraît être une palette de couleurs d'aquarelliste.


Que c'est bon ! C'est les mains et les orteils congelés que nous nous glisserons (impossible de plonger vu le choc thermique) dans ces eaux thermales à quelques minutes des geysers. Il est 7h du matin, le sol est gelé (mes pieds pourraient vous le dire, ils se sont collés à la terre le temps de 3 photos !), il fait terriblement froid, et pourtant c'est terriblement bon ! C'est délicieux, excellent, exquis... tel un plat qui a chaque bouchée vous séduit, nous savourerons chacune des minutes dans ces eaux.

Alors que dans l'article sur le Lac Titicaca je vous disais que le maillot de bain avait coulé au fond du sac, le voici ressorti avec bonheur, à plus de 4000 m d'altitude. Les minutes suivantes seront tout aussi douces : petit déjeuner au chaud avec pancakes à volonté !

 

 

 

UyuniIMG 0203

 


Nous sommes toujours en Bolivie, et pourtant ces paysages me rappellent fort la Vallée de la Mort, et plus précisément Artist Drive (la palette des artistes, une boucle de 15 km à sens unique).
Les couleurs déposées sur les roches volcaniques par les pigments minéraux donnent des couleurs jaunes, rouges, vertes…  qui laissent nos yeux grands ouverts.

 

 

Untitled-1m

 

 

 

 

Parmi les nombreuses lagunes que nous verrons tout au long de ce tour, la Laguna Verde. Cernée d'un bord de mousse telle l'écume de la mer, sa couleur vert émeraude illumine les lieux et impressionne en arrivant par au-dessus, offrant une vue complète que nous ne pouvons malheureusement pas vous offrir, nos appareils photos n'ayant pas un champ d'ouverture aussi grand que nos yeux.

En arrière-plan, le Licancabur, volcan inactif qui culmine à 5916 m d'altitude , et renferme une lagune à son sommet
(où Nicolas a tenté une plongée). Nous avons actuellement une superbe vue sur ce volcan, depuis San Pedro de Atacama, au Chili. Le sommet du volcan fait en effet office de frontière entre la Bolivie et le Chili.

 

 

Uyuni 0481


Première vue chilienne...Poste de frontière, dans le désert. Nous y observerons comme jamais je ne l'ai fait deux jeunes renards en quête de nourriture.

Juste à proximité, un vieux bus rouillé recyclé en baños qui était probablement déjà là lors de ton passage Fabrice.






Bienvenue au Chili !!!




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