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Lac Titicaca

Publié le par Ln et Oim


Bienvenue en Bolivie !

Nous franchissons la frontière par les abords du lac Titicaca. Après 1 journée à Copacabana (village-ville qui a donné le nom à la célèbre plage brésilienne), nous filons sur Isla del Sol, à 1h30 ou 2h de bateau à moteur. 75 chevaux pour mener 30 personnes sur l'île ! Rien de grave, on a le temps !
Nous voulons traverser l'ïle du sud au nord, 3h de marche environ.




Les couleurs naturelles de l'île sont terribles, grès allant du rouge au blanc, marnes calcaires passant de l'acajou à l'ocre (bardées de rides de vagues fossiles), quelques plantes rases grillées par le soleil et de rares arbres immenses et verts, le tout sur un fond de mer bleu marine sur lequel des pêcheurs prennent le large vers 17h à bord de petites embarcations plantées d'une voile égyptienne (du moins comme je les imagine en Egypte).





Nous croiserons de nombreux enfants sortant de l'école (vers 13h), tous équipés de leur chapeau bleu (avec leur initiale inscrite dessus) et de leur uniforme. Ici, ce sont deux petits de 4 ou 5 ans, venus nous voir avec 2 autres copains du même âge. La plage est plus ou moins leur cour d'école et la classe offre à priori une vue sur lac. 


Et voilà l'homme qui nous mènera paisiblement à notre repas pour 14h et non 15h30 ! Le hasard d`une rencontre de quatre français nous parlant de pêcheurs qui peuvent faire faire quelques traversées en bateau, nous emmènra voir cet homme installé sur la plage où nous avons rencontré les enfants en photo ci-dessus. Nous partons donc pour une petite heure de traversée, à bord d'une grosse barque fabriquée par Victor, notre capitaine. Souriant, sympathique, drôle, intéressant, une heure de plaisir aux côtés de cet homme.

Nous aurons une pensée pour lui le lendemain matin, car la paix qui règne sur cette île aura au cours de la nuit été bouleversée par une une tempête ponctuée de grains orageux. Eh oui, nous aurons de la pluie durant la nuit et jusque 8h du matin contre toute attente. Aux dires des gens du coins, cela n'arrive qu'en janvier et février.

Tout en ramant et dirigeant son bateau, Victor nous raconte "la pêche", son métier, la vie sur l'île et il est captivant. Un vrai bonheur. Imaginez-le... Sa soirée débute vers 17h, il quitte la baie de Challapampa et va poser ses lignes jusqu'environ 19h à quelques kilomètres des côtes. Il fait nuit et le froid, mordant, tombe avec le soleil (le lac se trouve à 3820 m d'altitude). Sous une couverture, il se couche à son tour sur sa petite embarcation qu'il bâche pour garder un peu de sa chaleur coporelle. Et cette nuit là, en même temps que les poissons mordent, la tempête se lève, les ondées s'enchaînent et le lac se démonte comme un océan. Le bateau de Victor semble si petit. Vers 6h du matin, il  commencera à remonter ses lignes et il sera de retour au port, deux heures plus tard, avec quelques kilos de poissons, son sourire au beau fixe.


Et voilà le bateau de l'aventure !



En pause... On a beau être à  la plage, difficile de se séparer de son bonnet ! Sans doute un des éléments les plus précieux de notre voyage ! A cette altitude, on a déjà moins envie de sortir le bikini... quoique, vous verrez bientôt !
Pour le coup, ce sont les vaches et les cochons qui profitent de la plage ici, pour venir s'abreuver dans l'eau douce du lac.




Ces demoiselles, natives de l'île, ne semblent pas plus que nous se lasser de la vue sur le lac. Le village de Challapampa au nord est une petite communauté. On y compte une cinquantaine de familles qui vivent sur place de la pêche et du tourisme. Beaucoup ne se préoccupent pas de nous, mais ils restent curieux de l'échange. Mais à leur visage, on sent que la vie y est plus belle que dans bien d'autres coins du Pérou ou de la Bolivie.

L'un des rares grands arbres de l'île dont nous avons parlé au début, du moins celui qui nous aura marqué. Un eucalyptus de près de 25 m aux abords de l'école qui se trouve derrière nous. Impossible de le prendre en entier.







Vue sur la communauté du nord. Deux communautés cohabitent, une à chaque extrémité du lac. Les deux font depuis peu payer l'accès sur leurs terres... Ce village n'est pas que très peu touristique. Nous y avons trouvé un petit restaurant local, à priori tenu par la soeur du propriétaire de notre hôtel (Pas fou, c'est lui qui nous y a envoyés ! ). Après nous être enfilés la moitié du délicieux gâteau à l'orange de la restauratrice, nous sommes montés une heure lire sur un des sommets dominants la ville. Un grand plaisir que cette douce matinée, au soleil,  permettant d'observer l'activité locale sans être observés. Que du bonheur !










Nous croiserons un nombre conséquent de femmes faisant la lessive.

A défaut d'une bassine, elles installent une bâche entre des cailloux, pour réaliser une "sorte" de bassine. Elles se gèlent les mains pendant un bon bout de temps pour frotter les vêtements.
Certaines se cachent à la vue de notre appareil.

Pas si simple la lessive ici !
















Plaisir d'enfant, sur I'île, qui refait vivre un vieux jeu aujourd'hui disparu de nos pays "civilisés".


Maisons ou publicité ?



Qu'est-ce donc, vous demandez-vous ? Eh bien, c'est notre bus qui fait une croisière sur le Lac Titicaca pour rejoindre La Paz.


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